Coup de filet dans le petit monde des pibales. Le 10 mars, une grosse opération menée entre la France et l’Espagne a permis d’interpeller huit suspects, dont six côté français et deux chez les voisins espagnols. Aux manettes, le parquet de Bayonne qui enquête depuis mars 2025 sur un trafic bien juteux de civelles, ces bébés anguilles ultra-prisées sur les marchés internationaux. À près de 400 euros le kilo, certains avaient visiblement flairé le bon filon… et tenté de faire passer ça sous les radars.
Selon l’enquête, tout roulait avec un système bien ficelé. Un collecteur basé au Pays basque récupérait des pibales sur le bassin de l’Adour auprès de pêcheurs, avant de les livrer à une société dont le siège se trouve à Hendaye. Le hic ? Les cargaisons mélangeaient allègrement prises légales et civelles braconnées pour brouiller les pistes. Résultat : plus de deux tonnes de produits non traçables auraient transité par ce circuit, dont une partie envoyée discrétos vers un mareyeur complice en Espagne.
Le coup de filet a mobilisé un sacré bataillon : gendarmes, Office français de la biodiversité, enquêteurs spécialisés et même Europol pour coordonner l’opération avec la Guardia Civil. Les six suspects français ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de pêcher et même 100 000 euros de caution pour l’un d’eux. Au total, les enquêteurs estiment que sept millions de pibales auraient été exportées illégalement pour un pactole d’environ 600 000 euros. Autant dire que cette histoire de petites anguilles commence à faire de sacrées vagues dans les filets de la justice.
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