Bibi Beaurivage : 30 piges et toujours la bringue dans le sang




À Biarritz, le quartier de Bibi Beaurivage ressort chaque printemps ses habits de lumière pour une fête où traditions basques, convivialité et bonne humeur font la loi. Entre mus, pintxos et soirées endiablées, les Fêtes de Bibi soufflent leurs 30 bougies avec une énergie toujours aussi contagieuse

À Biarritz, y a des coins où la fête, c’est pas juste un week-end sur le calendrier. C’est une religion. Et Bibi Beaurivage, clairement, c’est la cathédrale de la bonne humeur. Chaque printemps, le quartier remet ça : guirlandes accrochées, tables sorties, verres levés… et roule ma poule, ça repart pour un tour de piste.

Mais attention, ici, on ne fait pas semblant. Les Fêtes de Bibi, c’est du solide, du vrai, du qui sent la tradition à plein nez. Une ambiance à l’ancienne, sauce basque, où les gens se connaissent, se chambrent, se retrouvent… et finissent souvent à chanter ensemble, même ceux qui jurent qu’ils ne chantent jamais.

Une histoire de potes… devenue institution

Au départ, faut imaginer cinq copains, dans les années 90, un peu nostalgiques, un peu fêtards (bon, surtout fêtards), qui se disent : “Et si on relançait les fêtes du quartier ?”. À l’époque, ça faisait belle lurette que tout ça s’était éteint, depuis les années 70.

Résultat ? Trente ans plus tard, les voilà avec un événement devenu incontournable. Comme quoi, des fois, une idée lancée autour d’un verre peut finir en tradition béton.

Aujourd’hui, Bibi et Beaurivage, séparés de quelques mètres à peine, battent à l’unisson. Entre Saint-Martin, Larrepunte, Hélianthe et Marbella, le quartier se transforme en véritable terrain de jeu pour petits et grands. Et pendant quelques jours, c’est simple : personne ne reste sur le banc de touche.

Le quartier passe en mode “fiesta totale”

Du mercredi 29 avril au dimanche 3 mai 2026, Bibi va clairement envoyer du lourd. Dès que ça démarre, les rues changent de visage. Ça papote, ça rigole, ça trinque à tout-va. L’ambiance monte doucement… puis d’un coup, boum, ça part en vrille festive.

Les soirées dansantes ? Une dinguerie. Entre musiques traditionnelles et tubes qui font lever les bras, même les plus timides finissent par se lâcher. Et là, t’as toujours un tonton ou une voisine pour te dire “allez, viens danser !” et t’es foutu, t’y passes la nuit.

Pintxos, taloas et gros kiff culinaire

Bon, parlons peu, parlons bien : la bouffe. Parce qu’à Bibi, on rigole pas avec ça.

Les pintxos défilent, les taloas réchauffent les mains, et les spécialités du coin font chavirer les papilles. Le concours gastronomique, c’est un peu la Coupe du monde des casseroles version quartier. Chacun veut montrer qu’il a la meilleure recette, le meilleur tour de main, le truc qui fait dire “oh là là, mais c’est une tuerie ton machin !”.

Et évidemment, ça finit toujours pareil : tout le monde goûte tout, tout le monde discute, et personne ne repart le ventre vide. Normal, ici, la générosité, c’est pas une option.

Mus, cartes et coups de bluff

À côté des fourneaux, y a un autre terrain de bataille : le tournoi de mus. Et là, accroche-toi.

Le mus, c’est pas juste un jeu de cartes. C’est un sport de haut niveau, avec regards en coin, petits signes discrets et coups de bluff dignes d’un polar. Autour des tables, ça chambre sec, ça rigole fort, ça râle un peu aussi — mais toujours avec le sourire.

Et quand une partie se termine, y en a déjà une autre qui démarre. Parce qu’ici, on lâche rien. Surtout pas une revanche.

Les pitchouns et les anciens, rois de la fête

Ce qui fait le sel des Fêtes de Bibi Beaurivage, c’est ce mélange des générations. Les pitchouns courent partout, les yeux grands ouverts devant les animations et ateliers. Ils découvrent les jeux, les traditions, et surtout… le plaisir d’être ensemble.

Les anciens, eux, sont chouchoutés comme jamais. Goûter dédié, moments de partage, discussions à rallonge… Ils regardent tout ça avec un petit sourire en coin, genre “on vous l’avait dit que ça allait durer”.

Et au final, tout ce petit monde se retrouve autour des grandes tablées. Là, sous les étoiles, ça refait le monde, ça raconte des souvenirs, ça en fabrique de nouveaux. Bref, ça vit.

30 ans, ça se fête… et pas qu’un peu

Pour marquer le coup, le quartier a sorti les petits plats dans les grands. À Médiathèque de Biarritz, une expo retrace trois décennies de fête et de vie de quartier.

Affiches, photos, portraits… On y retrouve notamment les œuvres du peintre Aski, qui captent à merveille l’âme de Bibi. Frontons, paysages, scènes de fête : tout respire la convivialité, le mouvement, la joie de vivre.

Une expo qui sent bon la nostalgie, mais surtout l’envie de continuer à faire la bringue encore longtemps.

Une fête qui colle au cœur

Au fond, les Fêtes de Bibi Beaurivage, c’est pas juste un programme d’animations. C’est un état d’esprit. Un truc qui te colle à la peau.

C’est le voisin que tu croises toute l’année et avec qui tu refais le monde autour d’un verre. C’est la grand-mère qui veille à ce que tout le monde mange. C’est les gamins qui grandissent avec ces souvenirs-là.

C’est un joyeux bazar organisé, une famille XXL, un concentré de ce que le Pays basque fait de mieux : partager, transmettre et faire la fête sans se prendre la tête.

Alors oui, pendant cinq jours, Bibi va faire du bruit, beaucoup de bruit. Mais un bruit qui fait du bien. Celui des rires, des chants, des verres qui trinquent et des cœurs qui battent à l’unisson.


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