Après des jours à faire la gueule, les marchés repartent en mode bull run. En cause : la reprise du trafic à Ormuz, qui redonne le sourire aux traders et fait tanguer le pétrole. C’était ambiance salle d’attente chez les marchés européens : ça regardait les écrans sans trop y croire, ça grattait quelques points à droite à gauche, bref, ça vivotait. Et puis d’un coup, bam, coup de théâtre digne d’un retournement de scénario en pleine séance : l’Iran annonce la réouverture du détroit d’Ormuz. Résultat ? Les indices ont arrêté de faire les timides et ont enclenché le mode fusée
C’est le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a lâché la punchline : le détroit d’Ormuz est désormais « pleinement ouvert à la navigation commerciale ». Traduction version trader : le robinet du pétrole n’est plus sous cadenas, on va tout péter à la hausse.
Et là, direct, les marchés ont fait un salto arrière avec triple vrille. Le CAC 40, qui faisait tranquillement son petit +0,40% de daron prudent, s’est mis à sprinter comme un rookie sous Monster pour grimper à +2%. Même délire chez ses potes européens : le DAX 40 en mode +2,30%, l’Euro Stoxx 50 qui s’offre un +2,10%. Bref, c’est la fête du slip sur les parquets.
Wall Street chauffe déjà les moteurs
Outre-Atlantique, les futures ont capté le signal en mode antenne satellite. Les trois gros indices américains sont attendus en hausse entre 0,90% et 1,30%. Autant dire que les traders US ont déjà sorti les lunettes de soleil avant même l’ouverture.
Et pendant ce temps-là, le VIX alias l’indice de la trouille se calme sévère. À 17,46 points, en baisse de 2,70%, il revient à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis fin février, juste avant que tout parte en sucette. Bref tu l’as compris René, les marchés respirent, les investisseurs rangent un peu le stress au placard.
Mais attention, dans cette grande pièce de théâtre économique, y en a qui prennent cher. Et les premiers à morfler, c’est le pétrole.
Le WTI à New York se fait découper de plus de 10%, tombant à 83,64 dollars. Le Brent, lui, glisse de 7,30% à 90,97 dollars. Une vraie descente aux enfers version baril en chute libre. Est-ce que nos prix vont baisser à la pompe ? Rêve pas, c’est l’État qui t’encule… Pas le contraire !
Logique : si Ormuz rouvre, le trafic repart, l’offre s’améliore, et la pression retombe. Les investisseurs, eux, se disent que l’inflation pourrait lever le pied. Et ça, c’est la petite musique douce que les banques centrales adorent entendre.
Les pétrolières dans le rouge, les avions en plein décollage
Conséquence directe : les valeurs pétrolières prennent un coup de massue. TotalEnergies lâche 4,54%, Maurel & Prom décroche de 8,22%. En Europe, même punition : Eni se mange -6,13%, Equinor plonge de 7,35%. Ça vend à tour de bras, ça prend ses bénéfices, ça dégage du portefeuille.
À l’inverse, les compagnies aériennes font péter les scores. Et là, normal : quand le kérosène coûte moins cher, ça fait du bien au portefeuille. C’est le moment de prendre le zingue les gars !
Air France-KLM s’envole à +8%, Wizz Air grimpe de 7,7%, easyJet de 7%, Lufthansa de 4,7% et Ryanair de 4,1%. Bref, ça décolle plus vite que prévu, et sans turbulence.

Derrière cette euphorie, il y a surtout un espoir : celui d’un retour à une situation plus stable. La réouverture d’Ormuz, dans le cadre des accords de cessez-le-feu au Liban, envoie un signal fort.
Les investisseurs veulent y croire. Moins de tensions géopolitiques, moins de pression sur les prix de l’énergie, et donc potentiellement moins de hausses de taux à venir.
En clair : le marché se remet à rêver d’un scénario où tout ne part pas en vrille.
Et maintenant, on fait quoi ?
La vraie question, maintenant, c’est de savoir si cette hausse va tenir ou si c’est juste un feu d’artifice de séance.
Du côté des analystes, on reste plutôt optimiste. L’exemple du VN-Index le montre bien : après plusieurs séances de hausse, la dynamique reste solide. L’indice a même enchaîné quatre sessions positives avant de lever un peu le pied.
Les projections parlent d’un possible retour vers la zone des 1 850 à 1 900 points. Pas mal pour un marché qui avançait en crabe il y a encore peu.
Des signaux techniques au vert… mais pas sans nuances
Les indicateurs techniques font les beaux gosses : RSI en mode tendance haussière, MACD qui confirme, bref, tout le monde est aligné pour continuer le rally.
Mais attention, c’est pas non plus open bar. Certains experts pointent une divergence entre les valeurs. En gros, tout le monde ne profite pas du même festin.
Sur certains marchés, la hausse est tirée par quelques grosses locomotives. Exemple : des valeurs majeures qui tirent l’indice vers le haut pendant que le reste traîne un peu la patte.
C’est là que ça devient intéressant. Parce que même si la tendance est positive, elle reste fragile.
Les flux de capitaux sont encore concentrés sur quelques titres. Les investisseurs avancent, mais prudemment, un peu comme un mec qui teste la température de l’eau avant de plonger.
Ajoute à ça des prises de bénéfices par-ci par-là, des investisseurs étrangers qui vendent encore pas mal… et t’as un marché qui monte, oui, mais en regardant quand même dans le rétro.
Verdict : rebond durable ou coup de bluff ?
Pour l’instant, les signaux sont plutôt encourageants. La dynamique est là, les acheteurs répondent présent, et le contexte géopolitique s’apaise un peu.
Mais dans ce grand casino qu’est la Bourse, rien n’est jamais garanti. Un tweet, une annonce, un coup de stress, et tout peut repartir dans l’autre sens.
Alors les traders savourent, encaissent, spéculent… mais gardent un doigt sur le bouton “vente rapide”.
Au final, cette séance aura montré une chose : la Bourse reste un immense théâtre d’impro. Pas de script, des rebondissements permanents, et des acteurs qui s’adaptent en temps réel.
Aujourd’hui, le scénario est bullish, les indices montent et l’ambiance est à la fête. Demain ? Personne ne le sait.
Mais tant que les marchés auront des histoires à raconter, les investisseurs seront là pour jouer leur rôle. Et parfois, franchement, ça part en sacré grand spectacle.
Sources : Zone Bourse et VTC News
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