Avec ses parcours à couper le souffle et son ambiance basque bien trempée, le marathon de Biarritz s’impose comme un rendez-vous qui ne manque ni de souffle… ni de caractère. Une 5e édition qui promet de faire courir du monde… et parler les jambes
À Biarritz, y a ceux qui viennent pour bronzer… et ceux qui viennent pour en baver. Le Marathon International de Biarritz – Pays Basque remet les baskets pour une 5e édition qui s’annonce bien musclée. Et autant te dire que là, ça ne va pas trottiner gentiment sur la promenade : ça va envoyer du lourd, du très lourd.
Le mot d’ordre ? « Hator ! » ou « viens relever le défi. » Traduction libre : prépare tes guiboles, tu vas morfler.
Un parcours qui te met des étoiles… et des crampes
Départ et arrivée au stade Aguiléra. Déjà, ça pose l’ambiance. Et ensuite ? Un tracé façon carte postale… mais version cardio en surchauffe.
Les coureurs vont enchaîner les spots emblématiques comme s’ils faisaient un tour touristique à fond les ballons : l’église Sainte-Eugénie, le vieux port, le phare de Biarritz perché à 73 mètres (oui, ça grimpe, mon pote), les villas qui en jettent, le casino, et bien sûr les grands hôtels avec en tête l’Hôtel du Palais.
Et comme si ça ne suffisait pas, bim : 6 kilomètres sur le front d’océan. Le genre de portion où tu prends une claque visuelle… pendant que tes jambes commencent à négocier une pause.
Rocher de la Vierge, le phare, la Grande Plage, la Côte des Basques, Miramar, Marbella, la Cité de l’Océan… bref, un décor de rêve. Sauf que toi, t’es pas là pour faire des selfies. T’es là pour finir. Nuance.
Du bitume, du village et du mental
Parce que Biarritz, c’est bien joli, mais le marathon ne s’arrête pas à la carte postale. Les coureurs vont aussi goûter à l’ambiance des villages basques : Bidart, Arbonne, Arcangues, Bassussarry.
Et là, on entre dans le dur. Le Pays basque, c’est pas un terrain plat pour poussette. Ça monte, ça descend, ça relance. Un parcours « qui se mérite », comme ils disent. Bref, si t’es venu en touriste, tu vas vite comprendre ta douleur.
Mais bon, entre deux souffles coupés, t’as les bandas, les chants, les encouragements. Et ça, ça vaut tous les gels énergétiques du monde.
Un événement qui monte en puissance (et en pulsations)
L’histoire du marathon, elle est récente… mais elle envoie déjà du pâté. Lancé par le Biarritz Olympique Omnisports avec Extra Sports, le projet a vu le jour en 2020. Bon, le Covid est venu jouer les trouble-fête, mais dès 2022, boum : plus de 10 000 coureurs au départ.
Et depuis, ça ne fait que grimper. 12 000 en 2024, 16 000 en 2025. Autant dire que ça commence à faire du monde sur la ligne de départ… et quelques bouchons sur le parcours.

Sept épreuves pour tous les mollets
Ici, pas besoin d’être un Kenyan rachto pour participer. Y en a pour tous les niveaux, du crack au joggeur du dimanche.
Le marathon complet, évidemment, pour les warriors. Le relais à trois pour partager la galère entre potes. Le semi pour ceux qui veulent se challenger sans finir en miettes. Et puis les formats plus cool : 14 km, 9 km rando, courses kids…
Bref, que tu sois une fusée ou un diesel, t’as ta place dans la course.
Le 5 km qui fait du bien (au corps et au cœur)
Nouvelle pépite cette année : le 5 km « Nés Pour Bouger ». Une course tranquille, sans chrono, histoire de profiter sans se mettre dans le rouge.
Départ de la Grande Plage, arrivée avec les marathoniens, ambiance garantie. Et surtout, une cause derrière : soutenir l’association « Premiers de Cordée », qui permet aux enfants malades ou en situation de handicap de pratiquer une activité physique.
Là, pour le coup, tout le monde gagne. Même ceux qui marchent.
Une course qui a du cœur… et du cerveau
Le marathon de Biarritz, ce n’est pas juste courir comme un dératé. C’est aussi une organisation qui réfléchit.
Côté écolo, ça ne rigole pas : pas de gobelets en plastique, pas de petites bouteilles, circuits courts, textile raisonné… même les ravitos te demandent de venir avec ta flasque.
« Ravitaillement : aucun gobelet ne sera fourni », annoncent les organisateurs. En gros : t’as oublié ton matos ? Tant pis pour toi, champion.
Côté inclusion, c’est carré aussi. Presque 49 % de participantes, des parcours adaptés aux personnes en situation de handicap, fauteuils, handbikes, joëlettes, échasses… Ici, tout le monde peut prendre le départ.
Le marathon ne joue pas la carte du folklore en mode carte postale. Il vit vraiment à l’heure basque.
Langue basque partout, signalétique bilingue, bénévoles formés… et une ambiance qui sent bon le terroir. Musique, danse, pelote : ça vit, ça bouge, ça chante.
Et franchement, quand t’es au 30e kilomètre avec les jambes en bois, entendre une banda te hurler dessus, ça te remet un bon coup de jus.
Une marraine qui sait gérer son effort
Parmi les figures de l’événement, une habituée du haut niveau : Amélie Mauresmo. « Notre fidèle et emblématique marraine Amélie Mauresmo sera de nouveau au départ le 3 mai prochain, mais cette année sur le Semi-Marathon. »
Et pour cause :
« Sans doute pour s’économiser un peu avant son marathon Roland Garros, dont elle est directrice, du 18 mai au 7 juin. »
Autrement dit, même les champions savent lever le pied quand il faut. Une leçon à méditer pour ceux qui partent trop vite… et finissent en mode Walking Dead.
Une armée de bénévoles et une ambiance de feu
Derrière la machine, 850 bénévoles qui assurent comme des chefs. Sans eux, pas de course, pas de ravito, pas d’ambiance.
Et l’ambiance, parlons-en. Parce que le marathon de Biarritz, ce n’est pas juste une épreuve sportive. C’est une fête. Une vraie. Avec du bruit, du monde, des encouragements, des sourires.
Même quand t’es au bout de ta life, t’as quelqu’un pour te dire « allez, courage ! ». Et ça, ça vaut de l’or.
Au final : une claque sportive et humaine
Le Marathon International de Biarritz – Pays Basque, c’est un peu tout ça à la fois : un défi physique, une immersion culturelle, une expérience humaine.
Un événement où tu viens pour courir… et où tu repars avec des souvenirs plein la tête, des courbatures plein les jambes et une seule envie : recommencer.
Alors oui, ça fait mal. Oui, ça use les baskets. Mais franchement ? Ça vaut le coup de mouiller le maillot. Et même le reste.
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