Wall Street reprend du poil de la bête : la Bourse US sort le costard vert et fait claquer les billets




Après avoir traversé quelques séances en mode gueule de bois, les marchés américains ont décidé de finir la semaine en beauté. Exit la sinistrose, poubelle les mines déconfites : Wall Street s’est réveillée du bon pied, dopée au vert fluo et à l’optimisme retrouvé. À mi-séance, les écrans clignotent comme un sapin de Noël pour traders insomniaques : le Nasdaq Composite grimpe de 1,2%, le S&P 500 avance de 1,3%, et le Dow Jones fait le coq avec 1,8% dans les plumes. Bref, ça achète, ça charge, ça remet des jetons sur la table

Comme souvent, la tech mène la danse, casque vissé sur les oreilles et doigts sur la gâchette. Certaines valeurs se la jouent rockstars du Nasdaq, envoyant des performances à deux chiffres qui font saliver même les plus blasés des opérateurs de marché.

La tech remet un coup d’accélérateur, plein gaz sur le Nasdaq

Dans la famille des actions qui font lever les sourcils, Super Micro Computer se taille la part du lion avec une envolée à 10%, histoire de rappeler qu’en Bourse, un bon dossier peut encore faire des étincelles. Coinbase suit le mouvement avec près de 9% dans les pattes, profitant d’un regain d’appétit pour le risque, pendant que Gen Digital se faufile aussi dans le vert avec une progression bien musclée.

Ce trio-là a clairement servi de locomotive à un marché qui avait besoin d’un bon coup de boost. Quand la tech éternue dans le bon sens, Wall Street sort les mouchoirs… pour essuyer les larmes de joie.

Et pendant que les geeks de la finance regardaient les écrans s’illuminer, un autre secteur a pris son envol, direction altitude de croisière.

Les compagnies aériennes décollent, turbulence évitée

Les compagnies aériennes ont aussi sorti les ailes. United Airlines, American Airlines et Delta Air Lines ont toutes enregistré de solides progressions, entre 4% et près de 6%. De quoi donner l’impression que le secteur a enfin trouvé une piste dégagée après des mois à slalomer entre carburant cher, incertitudes économiques et passagers à cran.

Les investisseurs ont manifestement décidé que, pour une fois, le ciel était suffisamment dégagé pour embarquer sans trop serrer les fesses. Résultat : ça achète du billet, ça parie sur le trafic, et ça regarde l’horizon avec un peu moins de parano.

Résultats d’entreprises : certains encaissent, d’autres toussent

Côté résultats trimestriels, la moisson est contrastée, mais globalement pas dégueu. MGM Resorts a sorti un bénéfice net solide au quatrième trimestre, en très nette hausse sur un an. Le genre de chiffres qui rassure les investisseurs et rappelle que, quand la machine à sous tourne bien, ça finit toujours par tomber dans les caisses.

Même son de cloche chez Philip Morris, qui affiche une progression de son bénéfice ajusté et un profit opérationnel bien charpenté. Rien de spectaculaire façon feu d’artifice, mais suffisamment robuste pour convaincre le marché que la boîte tient la barre et sait naviguer dans une mer économique parfois agitée.

À l’inverse, Amazon a pris une claque, malgré des résultats jugés costauds sur le papier. La raison ? Des dépenses d’investissement XXL qui ont refroidi les ardeurs. Moralité : en Bourse, même quand tu gagnes du pognon, si tu annonces que tu vas beaucoup le dépenser, le marché te regarde de travers et te fait payer l’addition.

Macro-économie : entre espoir raisonnable et gros nuages politiques

Sur le front macro, les avis restent partagés. Certains observateurs pointent du doigt les incertitudes politiques et les velléités protectionnistes américaines, qui pourraient freiner la croissance et remettre une pièce dans la machine inflationniste. Traduction : attention aux mauvaises surprises planquées derrière les discours bien huilés.

D’autres, plus optimistes, estiment que le scénario global reste plutôt constructif. La croissance mondiale pourrait flirter avec les 3% en 2026, portée par une économie américaine qui refuse de calancher, un redémarrage progressif en Europe et un regain d’allant en Chine. Dans ce tableau-là, les États-Unis continueraient d’avancer à bon rythme, soutenus par des conditions financières plus souples et quelques coups de pouce fiscaux.

Dans ce contexte, l’idée de baisses de taux de la Fed plus tard dans l’année circule toujours dans les salles de marché, alimentant l’espoir d’un environnement encore favorable aux actifs risqués. Mais personne n’est dupe : la politique et la géopolitique restent des bombes à retardement posées sous la table.

Crypto : le Bitcoin fait la tronche et entraîne tout le monde avec lui

Pendant que Wall Street sabre le champagne tiède, le marché des cryptomonnaies fait clairement moins le malin. Le Bitcoin traverse un sérieux passage à vide, avec une chute d’environ 40% en quatre mois. À 68 000 dollars, il est bien loin de ses sommets passés, et l’ensemble du secteur trinque avec lui.

Cette dégringolade s’explique par un cocktail bien chargé : choc politique, incertitudes commerciales, ventes forcées, appels de marge qui piquent, et surtout des taux américains toujours élevés. Quand l’argent sans rendement se retrouve en concurrence directe avec des obligations qui rapportent, le choix devient vite moins glamour pour les investisseurs prudents.

Ajoutez à cela des stratégies de marché qui misent sur les métaux plutôt que sur les cryptos, et une incertitude monétaire persistante liée aux changements possibles à la tête de la banque centrale américaine, et vous obtenez un cocktail bien corsé pour les amateurs de montagnes russes financières.

Pour les investisseurs patients, toutefois, cette purge pourrait finir par ressembler à une opportunité de retour en jeu, une fois la poussière retombée. Encore faut-il avoir le cœur bien accroché et le portefeuille solide.

Conso, pétrole, or et billet vert : le reste du tableau

Côté statistiques, la confiance du consommateur américain montre quelques signes de mieux, progressant légèrement en février. Rien de flamboyant, mais suffisamment pour indiquer que le moral des ménages n’est pas complètement au tapis.

En revanche, le rapport mensuel sur l’emploi a été repoussé, histoire de rappeler que même la machine administrative américaine peut parfois caler au feu rouge.

Sur les marchés des matières premières, le pétrole regagne du terrain, l’or flambe comme une valeur refuge dopée à l’angoisse mondiale, et le dollar fait du surplace face à l’euro, en mode observateur prudent.

Une fin de semaine qui redonne un peu d’appétit

Au final, cette séance de fin de semaine donne l’image d’un marché américain résilient, capable d’encaisser les coups, de digérer les mauvaises nouvelles et de repartir à l’assaut quand l’occasion se présente. La prudence reste de mise, les risques sont bien là, mais l’appétit pour le risque n’a clairement pas disparu.

Wall Street avance donc entre euphorie contrôlée et vigilance nerveuse, un œil sur les écrans, l’autre sur la politique, prête à dégainer ou à freiner sec selon le prochain headline. En attendant, pour ce vendredi, le vert l’emporte, les indices respirent, et les traders peuvent aller se servir un verre en se disant que, pour une fois, la semaine se termine sans crash ni drama.

La Bourse, quoi : un grand casino où, parfois, la maison laisse gagner… avant de rappeler que rien n’est jamais acquis.

Source : AOF


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