Au Pays basque, le bronzage n’est pas encore en crise, mais les réservations, elles, commencent à tirer la tronche. Depuis deux ans, la fréquentation touristique fléchit sur le littoral et l’arrière-pays, avec un recul d’environ 4 % des visiteurs hébergés en 2025. Résultat des courses : les pros du secteur naviguent à vue, entre météo capricieuse et vacanciers en mode “on verra demain”, avec des réservations de plus en plus last minute, voire “ultra last minute”, comme le résume l’ADT Béarn-Pays basque.
Dans le game des hébergements, ça bouge aussi pas mal. Du côté des meublés touristiques, la plateforme Poplidays, basée à Biarritz, constate un petit coup de mou sur les vacances de printemps, surtout pour les visiteurs venus de la zone parisienne, et un repli estimé à -18 % des réservations allemandes pour l’été 2026, certains ayant visiblement préféré filer en Espagne. En parallèle, les campings tirent plutôt leur épingle du jeu : mobil-homes, chalets ou emplacements van, tout le monde s’adapte pour garder les vacanciers à flot… même avec un budget serré et la radinerie assumée sur les extras.
Mais le vrai caillou dans la sandale, c’est la raréfaction des meublés. Depuis 2023, les règles se sont durcies dans 24 communes littorales et rétro-littorales, avec obligation de compensation pour les locations longues durées, ce qui a entraîné la disparition d’environ 2 000 logements sur le marché. Certains acteurs parlent même de 4 000 biens en moins diffusés en deux ans chez les pros, pendant que les plateformes reculent d’environ 15 %. Bref, entre guerre en Iran, règles locales et touristes qui changent de cap plus vite qu’un surf sur vague d’Anglet, le tourisme basque joue clairement en mode “instable mais pas KO”.
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