Plongeons dans le peau du critique en tong pour causer de la dernière bombe visqueuse de Netflix, j’ai nommé Pecados Inconfesables. Série mexicaine qui tape fort dès l’affiche : 18 épisodes, inspirés, disons… de tous les films à moitié érotiques qu’on ne cite jamais au dîner. La scène d’ouverture signifie direct en mode “ne branche pas les enfants”, la mention 18+ sur Netflix n’étant pas là pour faire joli
Créée par Leticia López Margalli et Guillermo Ríos et déboulant dans notre vie le 30 juillet 2025 sur Netflix , elle s’est hissée illico au premier rang du top 10 global des séries non anglophones . Et là, mon pote, si le succès se comptait en coups de massue, elle serait médecin légiste : cadence infernale, 5 millions de visionnages en quelques jours, 56 millions d’heures au compteur : les chiffres font peur.
Une histoire de ménage… explosif
L’intrigue ? Helena, épouse modèle mais sous haute surveillance de son mari Claudio (Erik Hayser), trouve du réconfort dans les draps d’un escort trop canon, Iván (Andrés Baida). Le plan, digne d’un mauvais manuel de journaliste people : jouer du vidéo-chantage pour divorcer en douceur… sauf que Claudio disparaît comme par magie, et là, c’est la danse des suspects.
En gros, une belle affaire de ménage qui vire au “Cluedo” familial. On traîne dans des fêtes décadentes, des secrets bien pourris de l’élite mexicaine, jusqu’à ce que les faux-semblants explosent façon feux d’artifice mal calibrés. Les cadavres au placard éclatent en prime time, et personne ne sort indemne. Le final te colle un suspense ouvert jusqu’à la saison 2 (si Netflix valide le devis) .
Luxure, trahison, merde viscérale…
Techniquement, c’est joli comme un coucher de soleil sur le désert mexicain : direction artistique léchée, bande-son gothique, costumes en soie… bref, du caviar pour les mirettes . On frôle le thriller érotique, version marathon “coucou je disparais”. Tandis que l’écriture, elle, est plus décousue qu’un pull de mémé bricolé à la va-vite : on enfile les épisodes comme des perles, mais certains semblent tirés par les cheveux.
Les internautes, eux, ont sorti les avis tranchants façon sushi : “18 épisodes pour quoi ? Des scènes cochonnes bien placées et pas grand-chose d’autre“. Ouais, certains spectateurs compareraient le scénario à une partie de Cluedo où tout le monde a triché… avec des dialogues à peine dignes d’une pièce de théâtre scolaire. En revanche, plusieurs reconnaissent le charme magnétique de Zuria Vega, parfaite dans son rôle de femme prise dans un courant de folie.

Mais si tu acceptes le script sur un mode “suspense télé-achat”, y’a du fun : cast sexy, rebondissements à gogo, crescendo de tension, jusqu’à finir accroché à ton fauteuil comme un papillon de nuit à la lampe de ton salon. C’est bancal, c’est cheap dans l’écriture, mais c’est aussi ça qui rend la série follement addictive. Pas une série qui va te nourrir l’esprit, mais elle te fera picorer tes cacahuètes en te demandant qui regarde qui dans quelle chambre.
Zoom sur le bestiaire
Zuria Vega incarne Helena, émancipée mais flippée. À ses côtés, Andrés Baida carbure au sex appeal version escort haut de gamme, et Erik Hayser campe un Claudio qu’on jurerait sorti d’un bouquin de Navarro. Équipage complété par des seconds rôles pas piqués des hannetons qui ajoutent du piquant à l’intrigue.
Box-office et bilan ?
Succès populaire : N°1 dans 11 pays et Top 3 en Espagne dès la première semaine.
Critique mi-figue mi-raisin : Esthétisme à gogo, mais scénario qui zigzague.
Public en mode y love / y hate : entre accro-feignasse et rage-urbaine devant l’absurde.
Mon verdict
Note finale : 3,5 pincées d’ambition sur 5.
Les + : Casting torride, tension bien dosée, visuel léché façon cervelle grillée.
Les – : Trop long, rebondissements parfois gratuits, scripts qui partent en rodéo.
Pecados Inconfesables n’est pas une œuvre d’art, mais une série gentiment tordue à mater sans se poser trop de questions. Si tu veux un thriller soap érotico-familial qui t’aspire sans te prendre la tête, c’est ton ticket Netflix. Mais si tu cherches de l’écriture solide, procure-toi un bouquin sérieux… ou mate Better Call Saul.
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