Décidément, Jupiter a de la suite dans les idées. Ou plutôt dans les casseroles. En nommant son nouveau Premier ministre, un clone idéologique du précédent, une marionnette sortie tout droit de son tiroir à pantins, Emmanuel Macron confirme ce que tout le monde savait déjà : le mec se fout royalement de la gueule du peuple. Le pays gronde, les manifs s’enchaînent, l’inflation tabasse les ménages, les services publics crèvent la dalle, et lui, pépouze, il nous ressert un plat réchauffé : un Premier ministre taillé dans le même moule que lui, couleur politique identique, profil technocrate jusqu’au bout des mocassins. Bref, rien de neuf sous le soleil, sauf l’impression qu’on se fait avoir comme des bleus
Dans les films de série B, quand le héros est mal en point, on le remplace par sa doublure. En Macronie, quand la popularité est au ras des pâquerettes, on change de figurant à Matignon, mais on garde le même scénario pourri. Le nouveau Premier ministre, qu’on nous présente comme « moderne », « compétent » et « rassembleur », c’est en réalité un casting de convenance : il coche les cases du patron, obéit au doigt et à l’œil, et surtout, il n’aura jamais l’audace d’un vrai contre-pouvoir. C’est un fusible de luxe, un lampiste chic, un type dont le boulot se résume à prendre les coups à la place du chef tout en signant les décrets qu’on lui colle sous le nez.
Les Français réclamaient un souffle nouveau, une prise en compte de leurs galères quotidiennes ? Ils récoltent une énième poupée gigogne sortie du même tronc politicien. En clair : Macron recycle ses clones. On attendait du changement, on a eu du réchauffé. À ce stade, c’est plus de la politique, c’est de la rediffusion en boucle, façon « Plus belle la vie » mais sans les intrigues croustillantes.
La Macronie ou l’art du foutage de gueule institutionnel
Macron aurait pu surprendre. Il aurait pu, pour une fois, écouter la rue, tendre l’oreille aux millions de Français qui peinent à remplir leur caddie au Leclerc, qui galèrent à trouver un médecin, qui se demandent comment payer le gaz. Mais non. Fidèle à son ADN jupitérien, il a préféré la logique du bunker : un Premier ministre qui lui ressemble, qui parle comme lui, qui pense comme lui. En gros, c’est le clone du chef, mais avec moins de charisme et encore plus de servilité.
Le foutage de gueule, c’est aussi cette communication rodée : on nous vend la nomination comme une « main tendue », une « nouvelle ère politique », un « moment de rassemblement ». Traduction en argot : du baratin pour pigeons. On nous sort la pompe à slogans, mais derrière, c’est la même tambouille. Et les Français, qui commencent à en avoir plein les gencives de ces entourloupes, voient bien qu’on leur refait le même coup qu’à chaque remaniement : changer l’emballage sans toucher au contenu. C’est le même produit politique, mais vendu avec une nouvelle étiquette. Même les médias parlent d’un virtuose la négociation… On parlait aussi du Mozart de la finance et le nabot est un vrai guignol.
Déconnexion totale : la France d’en haut joue au Monopoly
Le vrai problème, ce n’est même plus le choix du Premier ministre. C’est la déconnexion totale de cette clique au pouvoir. Macron et sa bande vivent dans une bulle. Ils parlent « croissance », « attractivité », « souveraineté industrielle » alors que la moitié du pays compte ses centimes au supermarché. Ils font des colloques sur « l’intelligence artificielle » quand les gens aimeraient juste qu’on répare les hôpitaux. Ils pondent des lois sur « la compétitivité » quand les gamins vont à l’école dans des classes surchargées avec des profs épuisés.

La Macronie, c’est la politique vue depuis un drone : très belle vue d’ensemble, mais zéro détail concret. Les mecs jouent au Monopoly avec le pays. Pour eux, l’économie, c’est un plateau de jeu ; la dette, c’est des billets de banque en papier glacé ; les ministères, c’est des cases à louer ; et nous, pauvres clampins, on est les pions qui avancent sans broncher.
On aurait pu espérer que l’opposition mette un coup de tatane dans ce cirque. Mais non. La droite, toujours plus molle qu’un chamallow oublié au soleil, annonce qu’elle « observe avec intérêt » la nomination. La gauche, occupée à s’écharper entre factions, balance trois tweets rageurs et retourne débattre sur X. Quant au Rassemblement national, il jubile en silence : plus Macron se ridiculise, plus ils engrangent des points pour la suite. Bref, pas besoin d’être Machiavel pour comprendre que le Président se gave de l’apathie générale.
Le peuple, dindon de la farce
Et nous dans tout ça ? On rame, on bosse, on paye, on ferme nos gueules. Macron nous ressort le coup du Premier ministre interchangeable, et on devrait applaudir ? On devrait dire merci pour ce nouvel acteur qui jouera le même rôle que le précédent, dans le même décor, avec les mêmes dialogues ? On se fout de nous, et on le sait. Mais on continue à avaler la pilule, résignés. Parce qu’on nous a tellement répété que « c’est ça ou le chaos » qu’on finit par croire que le chaos, ce serait pire que ce foutoir organisé.
Soyons clairs, ce remaniement ne changera rien. L’inflation, les grèves, la dette, les services publics en lambeaux, tout ça continuera. La seule chose qui changera, c’est le visage du Premier ministre à la télé. Macron, lui, reste le vrai patron, le seul maître à bord. Le nouveau locataire de Matignon n’est qu’un pion de plus dans sa partie d’échecs. Et la France, fidèle à son rôle de spectatrice désabusée, se prépare déjà à la prochaine claque : hausse des impôts, nouvelles réformes, et peut-être, qui sait, un énième discours dramatique sur « l’urgence nationale ». Au final, c’est le peuple Il Cornuto !
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