Quel bonheur de pouvoir profiter du doux bruit d’un matin de printemps. Les oiseaux chantent, le vent caresse les feuillages… et soudain, BRAAAAAAAAAAAAAAAAP : une mobilette débridée déboule en hurlant comme une tondeuse possédée par Satan.
C’est le kéké en 50cc, fléau auditif et visuel, héraut de l’adolescence boutonneuse et des pots Ninja. Le genre de zigoto qui pèse 48 kg tout mouillé mais roule casque sur le guidon, capuche sur la tête et sacoche banane en bandoulière façon guérilla urbaine.
La 50cc ? Une machine conçue pour rouler à 45 km/h… mais “t’inquiète”, il l’a débridée, rebridée, reprogrammé, repeinte au marqueur Posca, et surtout : “elle monte à 90 maintenant“. En pente. Avec le vent dans le dos. Et s’il pousse avec les pieds.
Ces créatures diurnes… ou nocturnes, selon leur taux de Monster, adorent faire des va-et-vient devant le collège ou sur les parkings, en tirant des accélérations inutiles pour montrer que “ça arrache frère“. Ça n’arrache rien. À part les tympans.
Et niveau style ? Un croisement entre un footballeur amateur, un TikTokeur raté et un Yamakasi en fin de batterie. Claquettes-chaussettes, survêt noir trop court, lunettes Oakley de contrefaçon, et surtout l’attitude de celui qui pense être le prochain Valentino Rossi, mais qui se prend les dos d’âne à 20 km/h avec les dents.
Leur mob a plus de pièces rafistolées qu’un grille-pain soviétique. Elle cale au feu rouge, fume comme un barbecue gras, mais ils y tiennent comme à leur première clope roulée. Et s’il tombe ? Pas grave. Il se relève, remonte, et recommence.
Le Verdict :
Les kékés en 50cc, c’est la preuve vivante que le vacarme peut être produit à très petite échelle. Des frelons du bitume, qui roulent sans permis, sans casque, mais avec un ego surcompensé et une trousse à outils Lidl dans le sac. Qu’on se le dise : le danger ne pèse pas lourd, mais il fait un bruit de tous les diables.
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