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HAIZEAN : le rugby basque joue collectif des deux côtés de la frontière




Lancé à Saint-Sébastien, le projet HAIZEAN envoie du jeu entre France et Espagne, avec le rugby comme ballon ovale de la coopération. Avec 1,5 million d’euros sur la table, le projet ne fait pas dans la chandelle

Dans le rugby, y a deux façons de jouer : perso ou collectif. Et clairement, avec HAIZEAN, le Pays basque a choisi son camp. Ici, pas de soliste qui tente la percée tout seul dans son coin. Non, là, c’est du pack bien soudé, du jeu à la main, et surtout une grosse envie de franchir la ligne… ensemble.

Lancé en grande pompe à Saint-Sébastien, ce projet transfrontalier a tout du match référence. Budget solide, partenaires costauds, ambition affichée : faire du rugby un vrai moteur de développement entre Nouvelle-Aquitaine, Euskadi et Navarre. Bref, du jeu en mouvement, comme on aime.

Un projet qui ne botte pas en touche

Derrière HAIZEAN, on retrouve du beau monde : Aviron Bayonnais Rugby Pro en chef d’orchestre, accompagné de la Fédération basque de rugby, de la Fédération de Navarre, d’AB Formation et de l’Association AB.

Et attention, c’est pas un petit tournoi du dimanche matin. On parle d’un programme à 1,5 million d’euros, financé à 65 % par l’Europe via le dispositif POCTEFA. Autant dire que ça envoie du bois.

Mais surtout, le projet coche toutes les cases : sport, formation, culture, tourisme… Un vrai jeu complet, sans point faible. Le genre d’équipe qui peut aller loin si elle reste disciplinée.

Le Département, ce 3e ligne qui gratte tous les ballons

Dans cette histoire, le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques joue un rôle clé. Le mec, c’est un peu le gratteur de ballon dans les rucks : toujours là où ça compte, toujours prêt à sécuriser la possession.

Dès le départ, ses équipes ont accompagné le montage du dossier. Parce que bon, aller chercher des fonds européens, c’est pas juste envoyer un mail et croiser les doigts. C’est du boulot, du sérieux, du technique.

Résultat : le projet HAIZEAN est devenu le premier dossier POCTEFA déposé par l’Aviron Bayonnais. Un baptême du feu… transformé direct en essai sous les poteaux.

Et derrière, le Département n’a pas lâché l’affaire. Présent dans les instances de décision, il a poussé le dossier jusqu’à sa sélection. Un vrai soutien, pas juste un coup de com’.

Les Pyrénées-Atlantiques, patrons du terrain

Quand on regarde les chiffres, on comprend vite que le territoire ne fait pas de la figuration. Sur 116 projets étudiés dans le cadre du programme POCTEFA, 71 impliquaient des partenaires locaux. Et 47 ont été retenus.

Traduction version rugby : énorme taux de réussite. Presque une domination territoriale.

Avec 32 % de l’enveloppe totale récupérée, soit plus de 24 millions d’euros, les Pyrénées-Atlantiques jouent clairement en tête de championnat sur la coopération transfrontalière. Les autres regardent passer le train… ou plutôt le pack.

HAIZEAN : du jeu, du lien et du ballon

Mais concrètement, ça sert à quoi tout ça ? À envoyer du jeu, pardi.

HAIZEAN, c’est près de 90 actions par an. Et pas juste pour faire joli sur une plaquette. Non, du concret :
du rugby féminin à développer, des jeunes à former, des encadrants à muscler.

En gros, on prépare la relève, on structure les clubs et on donne des outils aux éducateurs. Le tout en mélangeant les cultures, les pratiques et les visions des deux côtés de la frontière.

Parce qu’au final, que tu sois de Bayonne, Pampelune ou Saint-Sébastien, quand t’as un ballon ovale dans les mains… tu parles la même langue.

Un rugby qui dépasse la ligne de touche

Ce qui fait la force du projet, c’est qu’il ne se limite pas au terrain. HAIZEAN joue aussi sur les à-côtés : culture, tourisme, attractivité.

L’idée, c’est de faire vivre le territoire toute l’année, pas seulement quand les tribunes sont pleines. Créer du lien, faire venir du monde, dynamiser l’économie locale.

Un match qui se joue aussi en dehors des 80 minutes, en quelque sorte.

POCTEFA : le sponsor qui met les crampons

Derrière ce projet, il y a un dispositif européen pas toujours très sexy sur le papier, mais sacrément efficace : le programme POCTEFA.

Piloté à l’échelle des Pyrénées, il dispose d’une enveloppe de 243 millions d’euros pour booster les projets entre France, Espagne et Andorre.

Et là encore, le Département joue les chefs d’orchestre côté Ouest. Il oriente, il coordonne, il accompagne. Bref, il fait le boulot pour que les bons projets passent la ligne.

HAIZEAN, avec ses presque 1,5 million d’euros, en est la preuve vivante.

Une équipe de cadres et des leaders bien en place

Le lancement officiel à Saint-Sébastien, c’était un peu la feuille de match avec tous les titulaires.

Autour de la table, des présidents, des élus, des responsables de fédérations… du lourd. Des gens qui connaissent le terrain et qui savent que sans collectif, t’avances pas.

Le message est clair : ici, on joue ensemble. Et on joue pour gagner.

Au final : un essai transformé pour le territoire

HAIZEAN, c’est plus qu’un projet. C’est une vision. Celle d’un rugby qui dépasse les frontières, qui rassemble et qui construit.

Un rugby qui forme, qui intègre, qui dynamise. Un rugby qui ne reste pas coincé dans les vestiaires, mais qui sort jouer sur le terrain du développement territorial.

Alors oui, y aura des plaquages, des temps faibles, des moments où ça coinçera. Mais avec un collectif pareil, difficile de ne pas avancer.

Et comme dirait un vieux pilier du coin :
“quand le pack avance, tout le monde recule en face.”

Là, clairement, le Pays basque a décidé d’avancer groupé. Et ça, c’est déjà une belle victoire.

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