Pour ses 10 piges, la troupe La Malice balance un festival d’impro à la patinoire d’Anglet. Trois jours de show, de lâcher-prise et de punchlines improvisées. Tu l’as compris cher lecteur, ça va partir en live… mais en mode maîtrisé, hein. Du 15 au 17 mai 2026, la patinoire de la Barre à Anglet va se transformer en scène de théâtre version freestyle, où les textes sont aux abonnés absents et où les comédiens vont jouer sans filet. Bienvenue au premier Festibask’Impro, organisé par la troupe La Malice pour fêter ses 10 ans. Et autant dire qu’ils n’ont pas prévu un petit sketch pépère dans un coin : là, c’est carrément le grand show
Déjà, planter une scène dans une patinoire, faut oser. Mais La Malice, ce n’est pas le genre à faire dans le classique. Une scène là où d’habitude ça glisse, des comédiens qui improvisent au lieu de patiner… fallait y penser. Et eux, ils l’ont fait.
Résultat : un espace capable d’accueillir jusqu’à 400 spectateurs, prêts à se marrer pendant trois jours non-stop. Parce que oui, le programme est bien chargé : deux spectacles par soir, soit six représentations au total. Autant dire que ça va envoyer du jeu, du délire et des situations improbables à la chaîne.
Dix ans et toujours en roue libre
À la base, La Malice, c’est une bande de 15 passionnés un peu barrés, lancés en 2016 avec une envie simple : faire de l’impro et kiffer. Dix ans plus tard, ils sont une trentaine, toujours aussi motivés, toujours aussi déjantés, mais avec un sacré bagage derrière eux.
Plus de 300 spectacles au compteur, des milliers d’histoires inventées sur le moment, et une capacité intacte à partir en vrille créative dès qu’on leur balance un thème.
Leur truc, c’est le collectif. Une vraie troupe soudée, où chacun apporte sa sauce. Et sur scène, ça se sent : ça fuse, ça rebondit, ça s’écoute… et ça part souvent en impro totale, pour le plus grand plaisir du public.
L’impro, ce grand saut dans le vide
Parce que faut pas croire, l’impro, c’est pas juste faire le clown en roue libre. C’est un exercice à part entière. Pas de texte, pas de décor imposé, pas de plan B. Juste une idée de départ et beaucoup de culot.
Les comédiens créent tout sur le moment, guidés par l’énergie du public et leur imagination. Un mot lancé, une situation imposée, et bim : ça devient une scène. Parfois hilarante, parfois touchante, souvent complètement barrée.
Et c’est ça qui fait le sel du truc : chaque spectacle est unique. Impossible de revoir la même chose deux fois. Même les comédiens ne savent pas ce qu’ils vont jouer. Autant dire que ça peut partir en chef-d’œuvre… ou en grand n’importe quoi. Et souvent, c’est les deux en même temps.
Du lourd au casting
Pour marquer le coup, La Malice n’a pas fait les choses à moitié. Des équipes d’impro venues de France, de Suisse et de Belgique vont débarquer pour mettre le feu à la scène.
Et là, on parle de pointures. Des gars et des nanas qui savent envoyer du jeu, improviser à la seconde et retourner une salle en deux répliques.
Le format ? Chaque soir, un spectacle long pour poser l’ambiance, suivi d’un match d’impro. Oui, un match, comme dans le sport, mais avec des vannes au lieu des ballons. Deux équipes, des thèmes, un arbitre (souvent un peu sadique), et un public qui vote.
Autant dire que ça chambre, ça s’envoie des punchlines et ça se bat à coups d’imagination.
La journée, c’est toi qui montes sur scène
Et si t’as toujours rêvé de tester l’impro sans oser te lancer, bonne nouvelle : le festival ne se contente pas de faire le show. Il te propose aussi de monter sur scène.
Chaque jour, des ateliers sont organisés pour tous les niveaux. Que tu sois débutant complet, amateur du dimanche ou déjà bien rodé, y a de quoi faire.
Seul, en famille, entre potes… tu peux venir apprendre à lâcher prise, à inventer des histoires et à arrêter de flipper devant les autres. Parce que l’impro, au fond, c’est ça : accepter de se planter… et en rire.
Un festival qui veut rassembler large
Le Festibask’Impro, ce n’est pas un truc réservé aux initiés qui connaissent toutes les techniques de théâtre. Non, c’est ouvert à tout le monde.
Curieux, habitués, familles, jeunes, vieux… tout le monde est invité à venir voir ce qui se passe quand des comédiens décident de se jeter dans le vide sans parachute.
Et avec des pass à la journée, sur trois jours ou même pour les stages, chacun peut composer son programme à la carte. Un peu comme un festival à la carte, mais version impro. En d’autres termes, t’improvises tes journées ;
Une marraine qui valide le délire
Et pour couronner le tout, une marraine de choix : Julie Ferrier. L’actrice, connue pour son énergie et son humour, a accepté de parrainer cette première édition.
Et elle n’a pas fait semblant dans son soutien. Pour elle, La Malice dégage une énergie communicative, et ce festival est une évidence. Un événement audacieux, nécessaire, et parfaitement dans l’esprit du territoire.
Autant dire que ça pose un peu le niveau.
Derrière ce festival, il y a aussi une armée de bénévoles (plus de 30) qui bossent dans l’ombre pour que tout roule. Organisation, accueil, logistique… une vraie équipe de l’ombre qui fait tourner la machine.
Et l’ambition est on ne peut plus claire : faire du Festibask’Impro un rendez-vous incontournable sur la Côte Basque. Un événement qui compte, qui attire du monde et qui met l’impro sous les projecteurs.
Un spectacle sans script… mais pas sans ambition
Au final, La Malice pose les bases d’un festival qui pourrait bien s’installer durablement dans le paysage culturel local.
Un truc un peu fou, un peu bordélique sur le papier, mais ultra vivant. Un festival où tout peut arriver, où les comédiens prennent des risques et où le public fait partie du jeu.
Alors les amoureux du théâtre sans filet, des artistes en roue libre et des histoires qui naissent et meurent en quelques minutes, direction Anglet en mai ok ?
Parce que là-bas, pendant trois jours, la seule règle… c’est qu’il n’y en a pas.
