Dans les montagnes du Pays basque sud, l’affaire a secoué plus d’un béret. Depuis jeudi 20 novembre, un berger s’était volatilisé en laissant derrière lui son troupeau, seul, tranquillou bilou. Après 24 heures à crapahuter dans la neige à Aizkorri, zone des Campas de Urbia, les agents de l’Ertzaintza ont fini par tomber sur une bien triste réalité : le bonhomme était là, enfoui sous la poudreuse, comme si la montagne elle-même l’avait avalé tout cru. Une disparition express, à 1h30 de Biriatou, qui a fait monter l’inquiétude chez tous ceux du coin habitués à voir les bergers tenir la montagne comme leur terrain de jeu.
Pendant la battue, c’était ambiance “Mission moutons” : d’abord le troupeau retrouvé, le chien aussi, vaillants mais déboussolés, puis des heures à ratisser ciel et terre. Hélico qui tourne en rond, patrouilles qui fouinent partout, et la police basque qui assure qu’ils ont “fouillé plusieurs zones où il aurait pu tomber”. La totale, version haute montagne. Mais comme dit l’autre, quand la nuit tombe, même les loups rentrent dormir, alors les recherches ont été mises en pause, faute d’y voir clair dans cette purée de pois.
Au petit matin, les forces engagées sont revenues au charbon, prêtes à retourner la montagne comme une crêpe. Malheureusement, la fin est arrivée avec un goût de froid dans le dos : le berger avait bel et bien passé la nuit sous la neige, pour de bon. Une issue triste, malgré un déploiement de secours qui n’a pas lâché l’affaire une seule seconde. Si habituellement « La montagne, ça vous gagne ! », là-haut, la montagne gagne toujours, et ce week-end-là, elle n’avait pas décidé de faire une entorse au règlement.
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