Votre vieille caisse tousse, crache noir et squatte le parking ? Pas question de la refourguer au premier numéro griffonné sur une affichette collée au feu rouge. Depuis deux ans, la prise en charge des véhicules hors d’usage, c’est du sérieux, du béton, du réglementé. Une vraie filière existe, pilotée par l’association Recycler mon Véhicule, qui accompagne 1 700 casse-autos en France, dont une petite dizaine au Pays Basque. Ici, on ne balance plus l’épave à la sauvage, on la traite aux petits oignons.
Le process est bien huilé : les centres VHU commencent par dépolluer la bête – huile, carburant, batterie, pneus, tout y passe. Ensuite, on démonte ce qui peut encore rouler sa bosse : optiques, pièces de carrosserie, moteur, transmission… Ces pièces d’occase repartent chez les garagistes et coûtent 30 à 70 % moins cher que du neuf. La loi impose au moins 10 % de réemploi ; à Hendaye, l’entreprise Alberdi fait même mieux avec 12 % et environ 1 500 voitures traitées par an. Bref, la bagnole rincée peut encore rendre service avant de finir broyée.
Et attention aux arnaques façon “j’achète votre voiture cash” scotchées aux feux tricolores. Ces pseudo-collecteurs ne garantissent pas toujours la destruction de la carte grise. Résultat ? Vous risquez de recevoir des prunes pour un tas de ferraille que vous ne possédez plus. Moralité : pour éviter de finir en mode galère administrative, mieux vaut passer par une boîte labellisée. Dans le recyclage auto aussi, faut éviter les plans foireux.

