Un zinc se pose sur la plage de Bidart

Y a des jours où même les avions ont le cafard. Ce lundi 3 novembre, un petit coucou de tourisme, en balade pépère vers Biarritz, a décidé de faire trempette sans prévenir. En pleine descente, paf ! le moteur s’est mis à tousser comme une deux-chevaux enrhumée. Le pilote, un vétéran de 67 piges au palmarès aussi solide qu’un Airbus, a donc sorti le plan B : poser la bête sur la plage du Pavillon Royal, à Bidart. Résultat : un atterrissage digne d’un film de Belmondo, sans une égratignure, juste un peu de sable dans les hélices.

Et comme le destin a de l’humour noir, le zinc a fini sa course pile-poil au pied de la propriété… Latécoère ! Oui, oui, LE Latécoère, pionnier de l’aéronautique et papa des Aéropostales. Un vrai clin d’œil de l’histoire : l’appareil à plat ventre devant la maison des inventeurs d’ailes. Nous avons essayé d’avoir la version de l’avion, sans réaction. Le maire de Bidart, Emmanuel Alzuri, lui, a gardé la tête froide : “Il s’en est bien tiré, le gars. Il a trouvé son banc de sable providentiel.”

Sauf que la marée montait, elle, sans pitié. Alors les secours ont sorti l’artillerie lourde : tractopelle, gyrophares et huile de coude. Objectif : sauver le zinc de la noyade. Vers 20 h 15, le coucou était au sec, perché sur une plateforme de fortune, prêt pour le démontage. Au final, plus de peur que de casse, un pilote entier et une belle histoire à raconter au bar de l’aéroclub. À Bidart, ce soir-là, les anges gardiens avaient des palmes et un sens certain de la mécanique.


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