U14 : gros coup de filet au réveil, fin de journée en liberté surveillée… et enquête toujours sur le feu

Mardi matin, à Larressore et Hendaye, le réveil a été un peu brutal pour quatre jeunes militants nationalistes basques du mouvement U14 : toc-toc chez eux, direction la gendarmerie, ambiance café froid et questions qui grattent. Au menu de cette virée matinale orchestrée par la Section de recherche de Pau : une enquête préliminaire autour d’une manif bien chaude sur la place du marché d’Espelette, le 14 juillet 2025. Résultat des courses en fin de journée : garde à vue levée, tout le monde dehors, mais pas question de plier bagage, le dossier reste ouvert.

Selon la procureure de la République de Bayonne, les enquêteurs bossent sur du lourd : menaces de mort envers des représentants de l’ordre, outrages en bande organisée, visages planqués sous cagoules, provoc’ publique et manif sans autorisation. Bref, le bingo judiciaire version été basque. Le mouvement U14 (pour Uztailaren 14, le 14 juillet) traîne déjà une sacrée réputation depuis sa naissance en 2021 à Saint-Jean-de-Luz, entre coups d’éclat militants, peinture balancée sur des agences immo et slogans bien salés contre la flambée des prix et le tourisme de masse.

Et l’histoire ne date pas d’hier : entre le petit train d’Hendaye customisé à la bombe, des manifs électriques à Bayonne et des condamnations tombées en 2024 (sursis, TIG, stages de citoyenneté et interdictions de manif), U14 connaît déjà la musique judiciaire par cœur. À la mi-journée, environ 200 personnes sont venues faire entendre leur voix devant la gendarmerie de Cambo-les-Bains, histoire de dire que ça passe moyen. Moralité : pour les quatre militants, la journée s’est finie dehors… mais clairement pas hors radar.


Discover more from baskroom.fr

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *