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Souraïde : un ostéo qui “dérape”, et c’est la justice qui lui remet les vertèbres en place

Ambiance pas franchement zen au tribunal de Bayonne, où un ostéopathe de Souraïde s’est retrouvé sur la sellette pour avoir, en pleine séance, embrassé une jeune patiente sans son accord. Un geste complètement déplacé pour le coup. La victime, Véronica, raconte les faits tant bien que mal, la voix tremblotante, mimant les gestes déplacés qu’elle dit avoir subis : elle en sous-vêtements, lui qui ôte son masque… et paf, un baiser sorti de nulle part. Une “sidération”, dit-elle, bien loin de l’ostéo qui remet les choses en place : là, c’est plutôt la confiance qui s’est fait luxer en deux secondes.

À la barre, le praticien de 47 ans, marié et père de famille, reconnaît le baiser imposé mais conteste quelques détails, histoire de dire qu’il n’était “pas tout à fait comme ça”. Il admet quand même que “la barrière patient-praticien est tombée”, une formule qui sonne plus comme un aveu que comme un diagnostic. Trois anciennes patientes sont venues soutenir Véronica, elles aussi chiffonnées par des attitudes bizarroïdes, mais sans avoir porté plainte. Côté enquête, les gendarmes ont interrogé… 269 patients ! Et la majorité n’a rien signalé. Son avocate plaide le “trop-plein d’empathie”, façon de dire que le gars confondait peut-être un peu trop le cabinet avec un salon de bisous.

La procureure, elle, n’a pas mâché ses mots : “Les bisous n’ont rien à voir avec les soins.” Voilà qui a le mérite d’être clair. Elle a requis six mois de sursis et obligation de soins. Finalement, le tribunal l’a condamné à quatre mois avec sursis, sans lui interdire d’exercer. Un verdict qui, dans le coin, fait jaser : un ostéo qui franchit la ligne blanche, ça fait rarement rire… sauf quand la justice vient lui réaligner les idées.

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