Oubliez le cliché du Pays basque uniquement rythmé par la pelote, l’océan et le piment. Les 21 et 22 février 2026, Saint-Jean-de-Luz enclenche le mode Japon, sort la manette, déplie le kimono et invite geeks, curieux, cosplayers et nostalgiques du Club Dorothée et Goldorak à se retrouver au Centre Culturel Peyuco Duhart pour le Saint-Jean-de-Luz Japan Festival. Deux jours pour faire chauffer les neurones, les cartes graphiques et les machines à rêve, dans une ambiance où le manga tutoie la tradition nippone sans jamais se prendre la tête
Dans la Salle Tanka (ça s’invente pas), le Japon ne se contente pas de faire aligato : il s’installe, il déploie son univers et il balance un concentré de pop culture, de références ancestrales et de délires geeks bien sentis. L’affiche officielle, signée Ace Tea Illustrations, annonce la couleur : ici, on ne fait pas semblant. On vient pour kiffer, apprendre, échanger et, soyons honnêtes, en prendre plein les mirettes.
Quand le Japon ancestral serre la main à la pop culture
Le gros point fort du Saint-Jean-de-Luz Japan Festival, c’est ce savant mélange entre tradition japonaise et culture contemporaine. D’un côté, le Japon millénaire, ses codes, son esthétique, son rapport au temps et à l’art. De l’autre, le Japon moderne, survitaminé, geek jusqu’au bout des pixels, nourri aux mangas, aux jeux vidéo, à la high-tech et à la culture web.
Résultat : un festival qui ne choisit pas son camp, mais préfère faire dialoguer les deux. Ici, le respect des traditions ne sent pas la naphtaline, et la pop culture n’est pas réduite à un simple défilé de goodies. On navigue entre références historiques et imaginaires futuristes, entre contemplation et adrénaline, entre sagesse zen et frénésie cosplay. Bref, un équilibre finement dosé, capable de parler aussi bien aux novices qu’aux otakus hardcore qui connaissent leur shōnen par cœur.
Le Saint-Jean-de-Luz Japan Festival n’est pas réservé à une élite de connaisseurs qui corrigent les autres à chaque erreur de prononciation. Ici, tout le monde est le bienvenu. Que vous soyez fan de mangas depuis l’enfance, joueur compulsif, amateur de culture japonaise ou simple branleur qui est juste venu voir “c’est quoi ce délire”, le festival vous prend par la main sans vous juger.
La programmation fait la part belle à la culture geek au sens large : mangas, jeux vidéo, pop culture japonaise, références web, univers numériques… le tout saupoudré d’un regard sur les racines nippones. On apprend sans s’ennuyer, on découvre sans se sentir largué, et on repart avec l’impression d’avoir voyagé sans quitter Saint-Jean-de-Luz.
Cosplay : quand les héros sortent des pages
Impossible de parler Japan Festival sans évoquer le concours de cosplay, véritable moment de bravoure pour celles et ceux qui ont passé des nuits blanches à coudre, coller, peindre et bricoler. Le dimanche 22 février, la scène se transforme en arène sacrée où les héros de mangas, d’anime et de jeux vidéo prennent vie sous les projecteurs.
Le cosplay, ici, n’est pas un simple déguisement. C’est un art, un travail de patience, de précision et de passion. Le concours met à l’honneur autant la créativité que le charisme des participants, avec un jury chargé de départager des prestations souvent impressionnantes. Les règles sont claires, notamment concernant les répliques d’armes, autorisées uniquement dans le cadre strict du concours, histoire de garder l’événement fun et sécurisé, sans bain de sang après un hara-kiri.
Les inscriptions se font par mail, avec une deadline bien précise, et les cosplayers ont jusqu’au dimanche midi pour finaliser leur participation sur place. Le passage sur scène, lui, se déroule l’après-midi, moment toujours très attendu par le public, partagé entre admiration, applaudissements et selfies à la chaîne.

Un festival qui mise sur l’échange et la convivialité
Au-delà des animations, le Saint-Jean-de-Luz Japan Festival se veut avant tout un espace de rencontres. Ici, on discute, on partage, on compare ses références, on débat gentiment pour savoir si tel manga est surcoté ou si tel jeu mérite vraiment son statut de légende. Artistes, créateurs, exposants et visiteurs se croisent dans une ambiance détendue, loin des conventions impersonnelles où l’on avance à la queue-leu-leu.
Le Centre Culturel Peyuco Duhart, situé rue Duconte, offre un cadre idéal pour accueillir cette effervescence. Facile d’accès, entouré de parkings, il permet à des visiteurs venus de tout le Pays basque, de Biarritz, voire d’un peu plus loin, de débarquer sans prise de tête. Et pour ceux qui viennent de plus loin encore, les aéroports de Biarritz, Pau ou même San Sebastián ne sont jamais très loin.
Ce qui fait aussi le charme du festival, c’est son ancrage local. Voir la culture japonaise s’inviter à Saint-Jean-de-Luz, au cœur de la Nouvelle-Aquitaine, crée un décalage savoureux. Entre océan et montagnes, la ville se transforme le temps d’un week-end en carrefour culturel où le Pays basque et le Japon se font des clins d’œil.
Le festival prouve qu’il n’y a pas besoin d’être dans une mégalopole pour accueillir un événement geek de qualité. Au contraire, cette dimension plus humaine renforce l’esprit de partage et de proximité. On est loin des grosses machines surchargées : ici, on prend le temps, on échange, on profite.
Infos pratiques pour ne pas rater le coche
Le Saint-Jean-de-Luz Japan Festival se tiendra les samedi 21 février (10h-19h) et dimanche 22 février 2026 (10h-18h) à la Salle Tanka du Centre Culturel Peyuco Duhart, 12 rue Duconte à Saint-Jean-de-Luz. La billetterie est accessible via Weezevent, et des solutions de stationnement sont prévues à proximité.
Que l’on vienne en train, en voiture, en avion, en Golem 13 ou même en Golgoth 31, l’accès est simple, et tout est pensé pour accueillir le public dans de bonnes conditions. Deux jours pour s’évader, se marrer, apprendre et célébrer une culture japonaise plurielle, vivante et généreuse.
Au final, le Saint-Jean-de-Luz Japan Festival s’annonce comme un rendez-vous immanquable pour les amateurs de culture nippone, mais aussi pour tous ceux qui aiment les univers créatifs, les communautés passionnées et les événements qui ne se prennent pas trop au sérieux. Entre mangas, cosplay, références geek et héritage japonais, le festival promet un week-end où l’on ressort avec des étoiles dans les yeux, des idées plein la tête et l’envie furieuse de replonger dans ses tomes préférés.
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