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Prix à la ferme, tempête sur les factures : Au Pays basque, les producteurs tiennent bon la barque

Entre virus à répétition, grippe aviaire, dermatose qui s’invite sans prévenir, météo qui part en vrille et carburant qui flambe, les producteurs fermiers du Pays basque ont l’impression de vivre un feuilleton sans fin. Depuis 2020, c’est un peu la “galère continue” version agricole : un contexte instable où il faut s’adapter en mode survie, comme le résume Nathalie Suzanne, co-présidente de l’association et éleveuse à Ascarat. Bref, ça s’enchaîne, ça s’accumule, et ça ne laisse pas beaucoup de répit aux exploitations.

Dans ce joyeux bazar économique, la solidarité joue les super-pouvoirs. Ici, pas de compétition de diva : plutôt une ambiance “on est tous dans le même radeau”, où les agriculteurs s’entraident plus qu’ils ne se tirent dans les pattes. L’association, qui fédère 350 producteurs, mise sur ce collectif pour encaisser les coups durs et éviter de couler. L’idée est simple : quand ça tangue, on serre les rangs et on garde le cap, même si les prix font le yoyo.

Et côté modèle économique, les fermiers revendiquent leur petite longueur d’avance. Contrairement à ceux qui vendent en circuit long sans trop maîtriser les tarifs, eux gardent la main sur leurs prix et expliquent directement aux clients quand ça grimpe. Du “sol à l’assiette”, version circuit court et discussion franche au comptoir. Résultat : une capacité d’ajustement qui fait la différence, histoire de ne pas se faire plumer pendant que tout augmente autour.

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