Site icon baskroom.fr

Plein les poches ou plein le réservoir ? Au Pays basque, ça file en Espagne recta

Depuis le 22 mars, ça sent le bon plan à plein nez côté espagnol : à Fontarrabie, le gasoil s’affiche à 1,73 €, pendant qu’à Bayonne ça pique à plus de 2,09 €. Résultat, les automobilistes du coin n’hésitent plus à appuyer sur le champignon pour aller faire le plein de l’autre côté de la frontière. Faut dire qu’entre deux stations, y a pas photo : ici on douille, là-bas c’est presque cadeau… enfin, façon de parler.

Le coup de baguette magique vient de Pedro Sánchez, qui a dégainé un décret express pour faire passer la TVA sur les carburants de 21 % à 10 %, avec en bonus une petite cure minceur sur les taxes. À la pompe, ça se traduit direct par une baisse jusqu’à 30 centimes le litre. Du coup, dans certaines stations frontalières, c’est l’invasion : jusqu’à 90 % des clients sont des Français venus faire le plein tranquille, sans se faire plumer.

Au final, le calcul est vite fait et sans prise de tête : jusqu’à 20 balles d’économies par plein, et plus de 400 € à l’année pour les habitués du pistolet à essence. Évidemment, pour ceux qui habitent à deux pas de la frontière, c’est bingo. Mais pour les autres, genre au fin fond du Pays basque intérieur, faut pas non plus cramer tout le bénéf en route. Pendant ce temps, côté français, Sébastien Lecornu reste droit dans ses bottes et ferme le robinet à toute baisse de TVA. Moralité : tant que l’écart dure, le plein se conjugue en espagnol… et les automobilistes roulent à l’économie, version débrouille. Venga !

Exit mobile version