Ces derniers jours, sur les côtes basco-landaises, ça flanche du vibrisse sur le sable : des phoques gris se font remarquer, allongés pépouze entre deux vagues. Pas de panique, ce n’est ni une invasion ni un bug de la nature. En plein hiver, ces gros costauds marins viennent faire une sieste XXL à terre avant de retourner barboter. Même s’ils ont l’air un peu à la ramasse, c’est souvent juste un break bien mérité, pas un SOS.
Mais attention, repos ne veut pas dire peluche à papouiller. Le phoque reste un animal sauvage, avec des dents qui piquent et des microbes pas sympas. Les pros de l’aquarium de Biarritz sont clairs : on mate, on admire, mais on garde ses distances ! 50 mètres minimum, pas moins. Et surtout, on évite de jouer les sauveteurs du dimanche : le meilleur geste, c’est souvent ne rien faire du tout et laisser le bestiau récupérer tranquillou.
Dernier point crucial, et pas des moindres : les chiens tenus en laisse, sinon ça part en vrille. À Noël, un jeune phoque a fini avec des morsures après des rencontres un peu trop musclées avec des toutous surexcités, obligeant la LPO Aquitaine à intervenir. Moralité : pas de selfie collé-serré, pas de gouzi-gouzi, pas de coups de pied pour le remettre à l’eau. Le phoque est en vacances, laisse-le glander peinard.
