Faut croire que dans les Landes, on n’a pas que les pins qui montent vers le ciel : y’a aussi les hélicos. Et pas les vieux zincs bringuebalants, non non, des machines qui reprennent du poil de la turbine grâce à Optima Aero. Cette fois, fini la cabane de plage, place au hangar XXL : 3 000 m² de plancher, prêts à ouvrir le 20 octobre 2025. Ici, ça sent déjà l’huile de moteur propre et la ferraille qui brille
L’histoire d’Optima Aero en France a débuté sur le tarmac d’Anglet, pas loin des plages où ça surfe plus qu’ça turbine. C’est là que la fine équipe venue du Québec a posé son premier pied-à-terre européen en 2021, histoire de voir si le moteur tournait rond par chez nous. Leur crédo ? Redonner un coup de jeune aux hélicos qui commençaient à tousser de la turbine, en leur collant des pièces reconditionnées, certifiées et prêtes à redécoller. Comme le dit Toby Gauld, le boss de la maison : « On a choisi la région pour son écosystème ». Traduction en langage d’atelier : y’avait déjà du monde dans le coin pour bricoler des rotors, alors autant pas se poser sur un aérodrome désert.
Sauf que voilà, Anglet, c’était plus une escale technique qu’un hub intercontinental. Une petite rampe de lancement pour se faire la main, tester les boulons, vérifier que le modèle économique ne partait pas en vrille. Rapidement, Optima Aero a trouvé ses marques, accroché ses partenaires, et s’est mise à lorgner plus loin. Objectif : transformer la petite escale basque en vrai terminal européen. Parce qu’entre les marchés du coin, l’Afrique et le Moyen-Orient, y’avait de quoi remplir quelques hangars. Résultat ? Après quelques années de rodage, voilà la boîte prête à passer à la vitesse supérieure, réservoir plein et plan de vol béton.
Tarnos, nouvelle piste de décollage
La mission ? Démanteler des hélicos en fin de vie, récupérer leurs tripes mécaniques, les reconditionner et les renvoyer en vol. En gros, Optima Aero, c’est les chirurgiens esthétiques de l’aéronautique : tu rentres cabossé, tu ressors pimpant. Avec un petit plus : tout ça se fait à la sauce écolo, en évitant de cramer du carbone pour rien.
Pas besoin de GPS pour comprendre le plan : prolonger la vie des hélicos, alléger la facture des opérateurs et surtout, éviter que chaque pièce neuve ne pèse une enclume sur le climat. Parce qu’une pièce sortie d’usine, ça coûte cher et ça crache du CO₂ à gogo. Tandis que remettre un bout réparé en circulation, c’est jusqu’à seize fois moins de pollution. Pas mal, non ?
Et c’est pas fini : certains morceaux de bécanes finiront carrément recyclés en objets utiles ou en œuvres d’art. Imagine ton ancien rotor transformé en table basse dans ton salon : ça en jetterait plus qu’un meuble suédois à monter soi-même.
Si la bande à Toby Gauld a planté son drapeau à Tarnos, c’est pas pour les tapas ni pour les plages de sable fin. C’est parce que la région, c’est déjà un vrai nid d’aéronautique. Airbus Helicopters, Leonardo, Bell Flight… bref, le gratin des constructeurs. Autant dire qu’Optima Aero préfère voler en escadrille qu’en solo.

Sandra Bernard, la DG Europe, le dit cash : le site veut devenir un centre d’excellence, un spot où tout le monde est gagnant. Industriels, assos, tissu local… une réussite partagée qui fait tourner les turbines économiques sans envoyer le climat en vrille.
Tour de contrôle landaise
Et attention, le hangar ne va pas se contenter de rafistoler des vieux zincs. Y’aura aussi la location d’outils spécialisés (parce que démonter un rotor à la pince multiprise, c’est pas trop conseillé), des réparations multi-gammes et, petit à petit, tout un panel de services qui va faire décoller les affaires. Les 3 000 m² ressemblent déjà à un mini-aéroport : zone technique, piste de redécollage pour pièces reconditionnées… manque plus que le duty-free pour acheter une maquette en plastique et on est bon.
Un projet pareil, ça se fait pas en solo. Optima Aero a eu un sacré soutien : Basque Invest, la Région Nouvelle-Aquitaine, l’agglo Pays basque, les institutions québécoises et même Aéro Montréal. Autant dire que le décollage se fait en formation serrée. Et avec Limz, la filiale écolo, la boîte a sorti ses produits de nettoyage qui sentent pas la mort, genre Aeroclean et Aerodesox, certifiés biodégradables et tout le tintouin. Finis les solvants qui arrachent les narines : maintenant, on frotte sans asphyxier les mécanos.
Optima Aero, c’est pas des petits bricoleurs du dimanche. Déjà bien implantés au Canada et au Texas, ils rajoutent la France dans leur plan de vol. Tarnos devient donc leur troisième base majeure, avec l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient dans le viseur. Une vraie tour de contrôle internationale où ça cause mécanique, carbone et gros marché.
En résumé ? Une boîte qui a choisi de voler autrement. Pas à coups de surconsommation ou de pièces neuves sorties d’usine, mais en mode malin, rentable et écolo. Tarnos devient un nouveau hub où l’économie circulaire prend son envol. Entre cambouis, boulons et turbines, Optima Aero décolle dans les Landes avec un plan de vol clair !
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