Octobre Rose : Plus mobilisé qu’ici, tu meurs !




Octobre débarque avec sa vague de p’tits rubans et de grands cœurs : dans tout le coin, on se mobilise pour botter les fesses au crabe. Et cette année, le Pays basque ne fait pas les choses à moitié : c’est rose bonbon du port au plateau, avec des marches, des slams, des cafés et même du pilates qui donne la pêche

Chaque automne, c’est le même refrain, mais on ne s’en lasse pas. Octobre, mois des feuilles mortes et des bonnes résolutions, ressort aussi ses couleurs flashy pour une cause qui, elle, ne flétrit pas : la lutte contre le cancer du sein. « Octobre Rose », c’est pas juste un hashtag ou un prétexte pour ressortir son vieux sweat fuchsia. C’est une grande piqûre de rappel (sans jeu de mots douteux) : une femme sur huit croisera le chemin du crabe, ce foutu squatteur de cellules. Et plus on le débusque tôt, plus il a de chances de déguerpir.

Avec près de 60 000 nouveaux cas chaque année en France, ce cancer reste le plus fréquent chez la femme. Et pourtant, quand on s’y prend à temps, il se soigne dans 9 cas sur 10. Le hic ? Beaucoup trop de femmes zappent le dépistage, surtout depuis le Covid. Résultat : des tumeurs qui poussent dans le dos du système de santé, façon clandestines de la biologie. Alors ce mois-ci, tout le monde s’y met, du médecin de quartier à la mamie militante, histoire de rappeler que l’autopalpation, c’est comme les impôts : faut pas attendre la dernière minute.

Bayonne voit la vie en rose fuchsia

Dans la capitale du jambon, on a décidé que la prévention ne serait pas un sujet ronchon. Bayonne sort donc l’artillerie rose : affiches, stands, marches et même un zeste de poésie. Dès le 1er octobre, un stand de prévention squatte la place des Gascons, avec toubibs, bénévoles et membres de la Ligue contre le cancer. Ici, on parle sans tabou de palpations, de mammos et de prévention, tout en distribuant des sourires et quelques goodies bien sentis.

Mais le clou du spectacle, c’est le samedi 4 octobre : le forum prévention au carreau des Halles promet une ambiance à la fois sérieuse et bon enfant. Les associations, les pros de santé et les bénévoles vont y papoter santé, tout en se dégourdissant les jambes lors de la marche solidaire Zangoka. Une marche pas molle du genou, rythmée par des percussions et des animations sportives, histoire de rappeler qu’un corps qui bouge, c’est un corps qui résiste.

Et pour les âmes un peu plus artistiques, rendez-vous entre le 7 et le 9 octobre dans le hall du Centre hospitalier de la côte basque. L’expo de portraits en noir et blanc « Les Battements d’Elles » promet de filer le frisson. Cerise sur le gâteau (rose) : le 7 octobre, à 12 h 30, place au slam ! Les patientes de l’atelier d’écriture animé par la slameuse RINA balanceront leurs mots comme on balance des uppercuts : sincères, puissants et pleins d’espoir.

Le final ? Le 25 octobre à Balichon, avec le bus prévention du groupe Ramsay, une marche, un atelier et un repas partagé. Parce qu’au fond, la santé, c’est aussi du collectif et un peu de bonne bouffe.

Hendaye en rose jusqu’aux orteils

À Hendaye, on met les pieds dans le plat (et dans l’eau) : une initiation au longe-côte et à la marche nordique est prévue le 4 octobre au profit de la Ligue contre le cancer. Le sel marin, c’est bon pour le moral, et la solidarité, ça fait gonfler le cœur sans effet secondaire.

Mais le rendez-vous star, c’est la course « Hendaye en Rose » du 18 octobre. Départ à 15 h 45, depuis les Halles de Gaztelu, pour deux parcours : 5 km pour les marcheurs du dimanche et 8 km pour les joggeurs costauds. 400 t-shirts roses offerts aux premiers inscrits, autant dire que ça va se bousculer au portillon. Et si certains traînent la patte, pas grave : ici, l’important, c’est de participer et de se marrer. C’est pas une course contre les autres, mais contre la maladie, et on espère bien la laisser sur le carreau.

Saint-Jean-de-Luz : cinéma et cabaret

Côté Saint-Jean-de-Luz, on a choisi de mêler émotion et rigolade. Le 3 octobre, le cinéma Le Select accueille une soirée ciné-échange avec la projection du film Ma Meilleure Amie. Après le générique, le débat promet d’être costaud, animé par deux toubibs : le Dr Floriane Minne, oncologue, et Léa Lugbull, généraliste à l’hôpital de Bayonne. Ambiance amuse-gueules et palpation mentale garantie.
Le lendemain, changement de décor : la salle Tanka s’embrase pour une soirée cabaret avec Anna Smile and Co, orchestrée par l’association Show Bask Go On. Les bénéfices iront à l’asso Nesk’à Paillettes, qui fait de la prévention avec autant de pep’s qu’un champagne rosé.

Urrugne : une armée rose au pas de course

À Urrugne, on ne fait pas semblant non plus. Tout le mois d’octobre, la commune se pomponne de rose, des lampadaires aux vitrines. Le 11 octobre, c’est la fameuse Journée Rose au complexe Ithurbidea. Deux marches au programme, à 9 h 15 et 9 h 30, avec ravitaillement offert par la ferme Lizarraga. Et pas question de laisser tomber en route : le café rose du Lions Club et les goodies de Nesk’à Paillettes seront là pour rebooster les troupes.
Sur place, un « village prévention » regroupera kinés du sein, donneurs de sang, associations locales et le réseau RKS qui proposera, cerise sur le gâteau, un atelier de pilates ou de yoga. De quoi décrisper les épaules et les esprits.

À 11 h 30, un échange est prévu avec le Dr Leroy, médecin-chef des soins de support oncologique, et Maitana Dufau, infirmière. On parlera fatigue, rémission, et surtout espoir. Après ça, place au talo (on n’allait pas rester à jeun !) et aux animations assurées par Show Bask Go On. À 14 h, la compagnie Temps Danciel fera danser tout le monde, histoire de rappeler que la vie, même cabossée, reste sacrément belle quand on bouge ensemble.

Le message derrière le rose

Derrière les fanions, les t-shirts et les marches, Octobre Rose rappelle une vérité toute simple : le cancer du sein, c’est pas une fatalité. Avec un dépistage régulier, une vigilance sans stress mais sans flemme, et un peu de solidarité, on peut lui mettre la misère. Les médecins le répètent : plus c’est pris tôt, plus c’est simple à soigner.
Mais au-delà du médical, Octobre Rose, c’est aussi une affaire de société. Ça parle de lien, de bienveillance, de cette envie de ne pas laisser les autres dans la panade. Au Pays basque, on l’a bien compris : on soigne mieux quand on soigne ensemble.

Et puis, s’il faut se battre, autant le faire en rose. Parce que c’est pas une couleur de chochotte, mais celle du courage tranquille. Ce mois-ci, les rues du Pays Basque seront donc pleines de rires, de foulées, de t-shirts et de discours pleins d’espoir. Et si cette saloperie de maladie se pointe, elle sait à quoi s’en tenir : ici, on n’a peut-être pas la blouse blanche, mais on a la gnaque, le cœur rose et la main tendue.

En résumé : Octobre Rose, c’est pas qu’une histoire de rubans. C’est une cure d’énergie collective, une façon de rappeler que la prévention, c’est pas un mot de bureaucrate, mais un réflexe de vie. Au Pays basque, comme partout ailleurs, on a décidé de ne pas se laisser faire. Et quitte à donner des baffes au cancer, autant le faire avec le sourire… et un foulard rose autour du cou.


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