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Mauléon hisse le drapeau… et le préfet voit rouge

À Mauléon, le maire Louis Labadot, communiste bon teint et adepte des coups d’éclat, n’a pas attendu que Macron parle à l’ONU pour accrocher le drapeau palestinien à la façade de sa mairie. Vendredi 19 septembre, hop, ni une ni deux, le drapeau flotte déjà, histoire de précéder l’annonce officielle prévue le lundi suivant. Pour lui, c’est une manière de dire : « Nous, ici, on ne fait pas de la figuration, on prend position. » Et tant pis si le préfet fait la grimace.

Le représentant de l’État n’a d’ailleurs pas tardé à sortir l’artillerie lourde : tribunal administratif saisi en urgence pour non-respect de la neutralité républicaine. Argument classique, retour à l’ordre, rien qui surprenne. Mais Labadot n’en a cure. Il répond avec ironie que Retailleau, l’ex-ministre de l’Intérieur, n’est pas exactement un fan de la liberté. Et puis, après tout, enlever un drapeau, c’est facile : « une ficelle à couper, une ficelle à remettre ». Bref, l’édile souletin transforme chaque accrochage en petit théâtre politique.

En octobre 2023 déjà, on lui avait ordonné de décrocher le même drapeau. Qu’à cela ne tienne, il en avait remis un autre. Ajoutez à cela une banderole « Non au génocide », un panneau militant, et vous obtenez une mairie transformée en scène militante. Les habitants, eux, regardent ça entre fierté et amusement : à Mauléon, on a peut-être perdu le train, mais on n’a pas perdu le sens du symbole.

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