Vous avez déjà entendu parler du mariage, ce moment d’amour pur, de promesses éternelles, de larmes émues… et de klaxons hystériques comme si on fêtait une victoire en Coupe du Monde à Saint-Denis.
Parce qu’apparemment, l’union sacrée ne vaut rien sans un cortège de bagnoles gueulardes qui sillonne le centre-ville en mode “alerte au missile nucléaire”. Des klaxons qui hurlent, qui piaillent, qui s’énervent, à chaque rond-point, à chaque feu rouge, à chaque pigeon qui traverse. Sans parler des multiples infractions au code de la route !
Et le pire ? C’est que ce n’est jamais les mariés qui klaxonnent, non, c’est la bande de potes, les cousins de Dordogne, la belle-sœur surexcitée dans sa Fiat Panda pleine de confettis, qui ont décidé que le monde entier devait savoir que Kevin et Cindy se sont dit oui.
Tu es en terrasse, peinard avec ton allongé ? PAAAP PAAAAAAAAP PAAAAAAAAP !
Tu fais la sieste après un service de nuit ? PAAAP PAAAAAAAP !
Tu es à un enterrement ? Bah tiens, le cortège nuptial passe en hurlant comme s’ils exorcisaient la route.
Et ces conducteurs, fiers comme des paons, le coude à la fenêtre, cigare au bec, chemise ouverte jusqu’au nombril, klaxonnent à chaque croisement comme des fanfares d’urgence. Des fois, on dirait un orchestre de klaxons mal accordés qui interprète une fugue en “ré majeur relou”.
Et on en parle du gars en Twingo qui fait des appels de phares et des embardées en mode Fast & Furious parce que “c’est le mariage de son frérot” ? Non, c’est pas de l’amour, c’est du terrorisme auditif.
Le Verdict :
Klaxonner à un mariage, c’est un peu comme gueuler “JOYEUX ANNIVERSAIRE” avec un mégaphone à 5h du mat : tu crois que t’es dans la joie, en fait tu fais chier tout le monde. Une belle preuve d’amour ? Oui. Mais en silence, s’il vous plaît. Ou avec des bulles, pas des décibels.

