Un séjour d’été organisé en août dernier dans le village de Bernedo, en Alava, fait l’objet de plusieurs plaintes déposées auprès de la police autonome basque. Quatre familles dénoncent des atteintes sexuelles présumées qui se seraient produites dans ce camp de vacances présenté comme « transféministe » et destiné à des adolescents de 13 à 15 ans. On pensait avoir été épargnés, visiblement non !
L’affaire a éclaté après la découverte, par un parent, d’une carte écrite par sa fille relatant certaines pratiques troublantes. Les familles affirment que les jeunes auraient été exposés à des comportements inadaptés de la part des moniteurs : nudité assumée, douches mixtes, consommation de stupéfiants, jeux de rôle à connotation sexuelle. Bref, tous les ingrédients pour la garde à vue. Les organisateurs, eux, réfutent ces accusations, qu’ils estiment « très éloignées de la réalité » et motivées par des arrière-pensées idéologiques.
Le parquet de Vitoria-Gasteiz et la justice basque ont ouvert une enquête pour faire la lumière sur les faits. Selon les associations à l’origine du camp, les règles mises en place relevaient d’une démarche éducative visant à « désexualiser la nudité et les relations de genre » afin de favoriser l’égalité. Mais les révélations des familles et l’écho médiatique provoquent déjà un vif débat, bien au-delà des frontières basques.
