Ils viennent pas pour faire du tourisme, mais pour planter leur drapeau côté hexagonal ! Le Parti nationaliste basque (EAJ-PNB), grand manitou politique du Pays basque espagnol depuis les années 80, s’est pointé à Hélette le 26 octobre pour lancer sa campagne des municipales 2026. Objectif : peser un peu plus lourd que la dernière fois dans les urnes françaises, histoire de montrer que les abertzale du centre droit ont aussi leur mot à dire au nord des Pyrénées. Et attention, on parle pas de révolutionnaires en sandales : le PNB, c’est plutôt costard, consensus et gestion carrée des deniers publics.
Déjà bien calé au sud de la Bidassoa, le parti compte deux mairies et une douzaine d’élus côté français depuis 2020. Mais cette fois, Peio Etxeleku, fromager de métier et politicien à ses heures, veut mettre un vrai coup de collier. Son credo ? Une politique locale “efficace, sans baratin ni dogmatisme”, avec des priorités bien senties : défendre l’euskara, loger les habitants avant les investisseurs, et faire tourner la machine économique sans griller la planète. En gros, une recette à la basquaise, mijotée à feu doux et servie avec une sauce bien pragmatique.
Et comme dit Aitor Esteban, le ponte du PNB côté espagnol, “la frontière, c’est juste une ligne sur la carte”. Pour lui, le Pays basque, c’est un tout : du pintxo bilboar au gâteau basque d’Espelette. Alors forcément, quand il parle du grand projet Zazpiak Bat (“les sept en un”), on comprend que le parti rêve d’un Pays basque uni, des deux côtés des montagnes. Reste à voir si les électeurs du nord mordront à l’hameçon… ou s’ils préféreront laisser le PNB mariner encore un peu dans sa sauce transfrontalière.
