C’est bientôt Noël et les chiards commencent à consulter les catalogues de jouets trouvés dans la boîte aux lettres et s’affairent à dersser la liste de cadeaux de Noël. Ce doux rituel où chaque membre de la famille se transforme en PDG de start-up, persuadé que ton compte en banque rivalise avec celui d’Elon Musk.
Tu demandes : “Tu veux quoi pour Noël ?”
Ils entendent : “Vas-y, fais-moi ton vœu le plus cher, je suis un distributeur automatique de billets.”
D’abord, il y a les enfants.
Ah, les enfants… Ces petites créatures qui vivent dans un monde où les prix n’existent pas. Pour eux, un cadeau à 300 euros, c’est normal — c’est même le strict minimum.
Tu reçois une liste qui ressemble plus à un devis pour équiper une salle d’arcade qu’à des souhaits festifs :
– “Une PS5, un iPhone 15 Pro Max, un drone militaire, et un poney.”
Oui, un poney. Parce que pourquoi pas ? T’as un jardin, non ?
Puis viennent les ados.
Eux, ils ne donnent pas une liste, ils te donnent un dossier PowerPoint avec liens vers Amazon.
Et bien sûr, ce sont des marques. Pas une écharpe normale : non, une écharpe pour laquelle tu dois hypothéquer ta maison pour l’acheter.
Tu leur proposes un livre ?
Ils te regardent comme si tu venais de leur offrir une RedBull tiède trouvée au fond du placard de la cuisine sous un radiateur.
Les adultes, ensuite. Ceux-là jouent les modestes.
Ils te disent :
— “Oh moi, tu sais, je veux rien.”
Ça, c’est la première couche.
Ensuite, ils ajoutent :
— “Bon… sauf peut-être un petit truc.”
Et ce “petit truc”, c’est une machine Nespresso édition limitée faite avec des grains bénis par le Dalaï-Lama et des morceaux de météorite recyclée.
Le plus violent : La mère.
Une femme capable de détruire ton budget avec juste trois mots :
— “Je veux rien.”
Le piège absolu.
Parce que si tu prends rien, elle te le reprochera jusqu’en 2042.
Et si tu prends quelque chose, ce sera forcément pas “ce qu’elle voulait vraiment mais qu’elle avait pas osé dire“.
Et enfin, il y a toi.
Toi, qu’on n’écoute jamais.
Tu veux juste deux choses simples :
1. Du calme.
2. Et que tout le monde arrête de faire comme si Noël était un appel d’offres international.
Verdict :
La liste de cadeaux de Noël, c’est l’illusion que chacun connaît ses besoins alors qu’en vrai, tout le monde réclame comme s’il participait à un braquage organisé. Finalement, Noël n’est pas une fête familiale : c’est un audit financier annuel avec emballages colorés. Et toi, tu signes le chèque.
