C’est officiel : la Korrika 2026 a dégainé son parcours, et cette édition s’annonce aussi longue qu’un jour sans taloak. AEK, l’organisme qui bichonne l’enseignement de l’euskara, a dévoilé la feuille de route ce jeudi 13 novembre. Résultat : les coureurs vont s’envoyer le Pays basque en entier, du 19 au 29 mars 2026, et sans roupiller, hein, parce que la course tourne jour et nuit. Les coureurs vont départir de Tardets, ouais, un p’tit mix entre partir et départ, et arriver à Bilbao, soit un joli marathon puissance mille où le bâton passe entre plus de mains qu’une bière gratuite un jour de fête.
C’est au centre culturel Izaskun Arrue, à Vitoria-Gasteiz, qu’AEK a présenté la bête. Ane Elordi Alburquerque, la boss du micmac, a balancé le slogan : « Euskara gara » à savoir « Nous sommes la langue basque ». Un message qui envoie du bois : l’euskara, c’est pas une barrière, mais un souffle, un pont, un truc qui rassemble tout le monde, même ceux qui baragouinent trois mots en jonglant avec l’accent. En gros, la langue basque, c’est l’actionnaire majoritaire de la cohésion sociale, et tout le monde peut acheter des parts.
Et parce que la Korrika, c’est pas seulement transpirer pour la bonne cause, Maialen Begiristain, du conseil national d’AEK, a rappelé que l’événement était un vrai refuge ouvert, ambiance « viens comme t’es », que tu sois natif, touriste, bascophone du dimanche ou totalement paumé dans la prononciation du tx. Cette 24ᵉ édition soutiendra d’ailleurs particulièrement Errigora, qui file un coup de main aux ikastola du sud de la Navarre, là où l’euskara n’a même pas droit au tampon « langue officielle ». Bref, en 2026, on va courir, on va chanter, on va suer, mais surtout : on va parler basque, et pas à moitié.
