His & Hers : un thriller qui se regarde… puis se discute tranquillou




Si Netflix avait voulu tourner un thriller qui divise, eh bien bravo : His & Hers est à l’intrigue ce que du popcorn froid est à du beurre fondant… pas tout à fait déplaisant, mais loin d’être transcendant. Pour ceux qui n’auraient pas encore branché leur téléviseur : cette mini-série de six épisodes nous propulse dans un « whodunnit » musclé, où une journaliste et un flic s’emmêlent les deux côtés de l’enquête, parfois avec plus de nœuds que de réponses

Du bon : effets spéciaux « binge », performances bossées

Côté casting, on retrouve Tessa Thompson et Jon Bernthal, deux acteurs capables de donner à leurs personnages une densité presque tangible, lorsque le scénario le leur permet. Plusieurs critiques s’accordent sur le fait que, malgré ses défauts, la présence à l’écran des deux leads porte la série au-dessus du plancher dramatique. 

Dans la catégorie « attention, ça peut dépanner quand on veut regarder sans réfléchir », la série coche quelques cases bien pratiques :

– intrigue qui avance vite et qui se dévore en marathon de canapé,

– plusieurs rebondissements qui, s’ils ne révolutionnent rien, entretiennent une certaine addiction d’épisode en épisode,

– un format court (six épisodes) parfait pour ceux qui aiment leurs thrillers comme leur expresso : serrés et rapides. 

En langage cinéphile, on pourrait dire que His & Hers a plus d’énergie qu’un thriller de début d’année, ce qui n’est déjà pas rien. 

Du moins bon : trous dans le scénario, ton qui décroche

Mais attention, ici les spectateurs ont trouvé plus de zones d’ombre que dans une projection nocturne de film noir. Plusieurs critiques pointent du doigt des scénarios qui font des nœuds comme des casques de super-héros mal ajustés, avec des rebondissements que certains jugent contre-intuitifs voire forced plot twist syndrome. 

Certains avis vont même jusqu’à dire que l’équilibre entre mystère et cohérence narrative vacille dangereusement : on progresse, certes, mais on se demande parfois si on n’a pas sauté dans le train en marche d’une intrigue déjà en roue libre. 

Sur les forums, les réactions vont du « génial, j’ai adoré le twist » à « j’ai eu moins de sens critique après le premier épisode qu’un extra-terrestre découvrant Inception ». Bref, His & Hers — c’est un peu comme ce film qu’on adore détester : on en parle encore après le générique… même si on n’est pas sûr d’avoir tout compris. 

Performance des acteurs : duel ou duel d’acteurs ?

Si l’alchimie entre Thompson et Bernthal échappe parfois à certains (certains spectateurs n’ont pas manqué de critiquer une chimie aussi électrique qu’une ampoule grillée), leurs performances restent globalement un des points forts de la série. L’un comme l’autre donnent à leurs personnages une épaisseur qu’un script parfois bancal n’aurait pas prédit, ce qui permet de tenir le public en haleine au-delà des quelques grosses ficelles scénaristiques. 

Verdict final : faut-il cliquer sur “Play” ?

Sur les agrégateurs de critiques, His & Hers obtient une moyenne tiède, autour de 67 % sur Rotten Tomatoes et un score Metacritic d’environ 53/100 chez les critiques, ce qui signifie que le consensus oscille entre « divertissant mais imparfait » et « un thriller qui peine à faire mouche ». 

En résumé :

Points forts : casting solide, rythme souvent accrocheur, twists qui font parler.

Points faibles : écriture inégale, cohérence parfois mise en PLS, personnages pas toujours attachants.

Ma note cinéma-style : 3,5 pelloches sur 5

C’est une série qui ne réinvente pas le genre, mais qui a suffisamment de peps pour vous accompagner lors d’un après-midi pluvieux. Si vous cherchez un mystère qui ne vous fera pas vous arracher les cheveux… mais qui vous donnera quelques sourcils froncés, His & Hers est peut-être votre prochain « guilty pleasure » télévisuel.


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