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Hermione en rade, marins à la barre : six matelots veulent sortir le trois-mâts de l’ornière

Bloquée en cale sèche à Bayonne depuis septembre 2021, l’Hermione commence à prendre la poussière façon meuble Ikea jamais monté. Mais voilà que six marins, dont le journaliste Grégoire Lecalot, débarquent avec une offre de reprise sous le bras pour décoincer la frégate de la liberté. L’association gestionnaire est en redressement judiciaire, les délais étaient serrés, et eux ont dit banco avant le gong du 6 janvier. Objectif : éviter que le bateau finisse à quai pour l’éternité, façon bibelot XXL.

L’idée, c’est pas de faire mumuse avec un bateau-musée, mais bien de remettre la bête à flot et lui refaire bouffer du large. Le ticket d’entrée pique un peu : cinq millions d’euros au total pour finir les travaux. Mais pas besoin de sortir la valise blindée d’un coup. Pour relancer la machine, un à un million et demi suffirait dans un premier temps. En gros, on redémarre le chantier tranquille, par étapes, sans claquer la porte ni couler la baraque.

Car pour ces six-là, l’Hermione, c’est pas juste du bois et des voiles, c’est un bout de vie. Un bateau qui a forgé des trajectoires, réveillé des vocations, retourné des cerveaux et mis des étoiles plein les mirettes. Leur pari ? Que ce rafiot mythique continue à naviguer, transmettre, faire rêver, bref à vivre pour de vrai, pas à moisir sous une bâche. Reste maintenant à voir si la justice lâche les amarres… et si l’Hermione pourra enfin reprendre la mer au lieu de faire du sur-place comme un vieux pédalo crevé.

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