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Entre coups de bluff et barils qui flambent, les marchés gardent la tête hors de l’eau




Malgré une ouverture dans le rouge vif, les marchés européens ont limité la casse, dopés par un espoir de détente autour du détroit d’Ormuz. Une séance nerveuse où les investisseurs ont jonglé entre sueurs froides et rebonds techniques

Ambiance électrique sur les marchés européens pour cette dernière séance d’une semaine raccourcie. Le genre de journée où les traders arrivent café à la main et finissent en mode “ça passe ou ça casse”. Résultat : ça passe… mais de justesse.

Après un démarrage en mode gadin, jusqu’à -1,57% pour le CAC 40, les indices ont réussi à limiter la casse. À la clôture, le CAC ne lâche que 0,24%, à 7 962,39 points. Une petite claque, certes, mais rien de dramatique. Surtout quand on regarde la semaine : +3,28%, soit son meilleur run depuis presque un an. Comme quoi, même quand ça tangue, le portefeuille sait garder le cap.

Même vibe du côté de l’Euro Stoxx 50, qui recule de 0,91% après avoir enchaîné trois séances de hausse. Bref, un petit coup de frein après une belle accélération. Classique.

Outre-Atlantique, Dow Jones fait le service minimum, en recul de 0,12%. Rien de méchant, mais clairement pas le moment de fanfaronner.

Trump lâche des punchlines, les marchés serrent les dents

Côté géopolitique, c’est toujours le grand spectacle. Donald Trump a remis une pièce dans la machine avec des déclarations bien musclées contre Iran. En gros, du lourd, du très lourd, version “on va taper fort et vite”.

Autant dire que les marchés n’ont pas kiffé. Les investisseurs, eux, ont fait ce qu’ils savent faire de mieux dans ces moments-là : flipper en silence… tout en cliquant frénétiquement sur “vendre”.

La réponse iranienne n’a pas tardé, et elle n’était pas franchement dans le registre “peace & love”. Résultat : tension maximale, ambiance digne d’un ring de boxe géopolitique.

Même la Chine a sorti le carton jaune, accusant Washington et ses alliés d’avoir foutu le bazar dans la circulation maritime. Bref, tout le monde parle, personne ne se calme, et les marchés trinquent.

Ormuz, ce petit détroit qui fait de gros dégâts

Et puis, plot twist en fin de séance. Selon des infos qui ont circulé, l’Iran bosserait avec Oman pour fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz. Là, les traders ont relevé la tête : “Ah, peut-être que ça va se détendre, ce bazar !”

Résultat immédiat : les pertes se réduisent. Comme quoi, une simple rumeur de décrispation peut suffire à calmer les marchés. La Bourse, c’est un peu comme un chat : ça sursaute pour rien, mais ça se calme vite si on lui gratte derrière l’oreille.

Pétrole en mode fusée, énergéticiens en mode jackpot

Pendant que les indices faisaient du surplace, le pétrole, lui, a décidé d’envoyer du lourd. Le Brent grimpe de 6,8%, le WTI de plus de 11%. Là, on n’est plus sur une hausse, on est sur un décollage façon SpaceX.

Conséquence directe : les valeurs pétrolières se gavent.

TotalEnergies grimpe de 2,4%, boostée par des analyses bien bullish de banques comme J.P. Morgan et Citigroup. Les analystes voient du potentiel, du cash-flow, et surtout des réserves qui tiennent la route. Traduction : “ça sent bon le billet”.

Même ambiance chez Eni, Repsol, BP ou encore Shell. Tout ce petit monde profite du jackpot pétrolier.

Et pour Maurel & Prom, c’est carrément la fiesta avec +7,48%. Là, on parle d’un vrai coup de boost dans le portefeuille.

Les compagnies aériennes en PLS

À l’inverse, dans le secteur aérien, c’est la soupe à la grimace. Quand le pétrole monte, les avions, eux, prennent cher. Logique : le carburant, c’est jusqu’à 30% des coûts. Autant dire que ça fait mal au cul.

Lufthansa se prend environ -4%. Et ça pourrait être pire : selon Morgan Stanley, la hausse du kérosène risque de plomber sérieusement les résultats, avec une chute attendue de 17% de l’EBITDA en 2026.

Bref, pendant que les pétroliers comptent les billets, les compagnies aériennes comptent les pertes.

Accor fait ses comptes… et ça discute

Dans un autre registre, Accor tente une opération financière en cédant une partie de ses billes dans Essendi à un consortium mené par Blackstone.

Montant potentiel : jusqu’à 975 millions d’euros. Sur le papier, ça en jette. Mais dans les salles de marché, ça chipote sévère. Certains analystes trouvent le deal un peu “cheap”, avec une valorisation jugée en dessous des standards.

En gros, ça sent la négociation un peu à l’arrache. Pas forcément de quoi faire rêver les investisseurs.

Une Bourse entre stress test et sang-froid

Au final, cette séance aura été un vrai stress test pour les marchés. Entre déclarations explosives, tensions géopolitiques et espoirs de détente, les investisseurs ont navigué à vue, en mode “pilotage automatique mais mains sur le volant”.

La morale de l’histoire ? Même quand ça secoue sévère, les marchés savent encaisser… tant qu’il reste un soupçon d’espoir à se mettre sous la dent.

Et là, clairement, entre Ormuz qui pourrait se fluidifier et le pétrole qui fait tourner la planche à billets, les traders ont trouvé de quoi éviter le crash. Pour l’instant.

Parce que dans ce game-là, une seule règle compte : aujourd’hui ça tient… demain, c’est une autre histoire.

Source : Zone Bourse

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