Dermatose nodulaire : les vaches bientôt blindées, le protocole prêt à lâcher du lest

Bonne nouvelle dans les prés basques : le cheptel devrait être immunisé à 75 % d’ici la mi-février, et ça sent la fin du carnage à la tronçonneuse administrative. Invité d’ICI Matin, le préfet Jean-Marie Girier a confirmé que le protocole contre la dermatose nodulaire contagieuse pourrait enfin évoluer une fois le seuil d’immunité atteint. Traduction paysanne : moins d’abattage systématique, plus de bon sens dans l’étable. Une annonce très attendue par des agriculteurs qui, ces dernières semaines, ont fait du bruit, du tracteur et même un mur de paille sur l’A63 pour se faire entendre.

Dans le 64, on ne rigole pas avec les bovins : plus de 200 000 bêtes au compteur, record du Sud-Ouest, et déjà 88 % vaccinées. Le sérum a été injecté, mais il faut patienter 21 jours pour que les vaches soient vraiment armées jusqu’aux sabots. Résultat : mi-février, le cheptel devrait être suffisamment blindé pour envisager un protocole post-vaccination, si les autorités sanitaires valident le move. Comme l’a résumé le préfet, “la porte est entrouverte”, et dans le monde agricole, c’est déjà presque une révolution.

Reste que tout le monde n’est pas chaud bouillant. Une poignée d’éleveurs du collectif Paysan Libre refuse la vaccination obligatoire. Une trentaine de réfractaires sur 4 500 exploitations : autant dire une aiguille dans une botte de foin. Mais l’État ne lâche rien : pas de vaccin, pas de commerce, animaux bloqués et mise en demeure à la clé. En clair, pas de piqûre, pas de bifteck. Le message est passé : la DNC, c’est pas une grippe de comptoir, et pour sortir de la galère, il va falloir jouer collectif… même à contre-poil.


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