Tu prends un ferry canadien, la Queen of the Narrows (un nom aussi rassurant qu’un radeau de sauvetage en papier crépon), qui sombre plus vite que le p’tit Grégory dans la Vologne. Tu jumelles ça avec une Kendra Malley (Archie Panjabi) toujours aussi droite qu’un écran télé mal réglé, et t’as Departure saison 3. Plongeons ensemble dans ce thriller maritime à flux tendu façon festival de binges nocturnes
Climax en eaux troubles
Au rayon critiques online, on garde les pieds dans l’eau glacée :
Variety encense le show : une “dose d’adrénaline” calibrée pour qui veut zapper du lol, même si le mystère fait quelques bulles suspectes dans le scénario .
The Australian salue le “anchor” paisible de Panjabi, même si elle a parfois l’air en mode pilote automatique .
Times of India parle d’un “thriller narratif empathique”, qui colle à l’écran plus que du scotch sur un clap .
En revanche, les spectateurs râlent sur Reddit : “inréaliste”, “acting basique”, “on voit le hors-champ”, “on raconte tout, on ne montre rien”, autant de boulets qui plombent l’immersion comme un mauvais raccord audio .
Scénario à haute teneur en spaghettis
La saison 3 plonge dans le marin, et plonge profondément dans l’art de l’explication à outrance. On passe d’un naufrage express à une traque en mode mixeur de rebondissements. Fouilles sous-marines stylées, complots industriels peints à gros traits, suspects plus mystérieux qu’un message crypté sous-titré… Bref, un scénario qui tient avec des pinces comme un câble HDMI mal branché. Mais, comme un bon binge, il retient quand même ton attention.
Casting vs caméra : panache ou panne sèche ?
Archie Panjabi est la steadicam humaine qui garde le cadrage. Kris Holden-Ried est son binôme solidaire. Mark Rendall (le Macron américain hein?) incarne Theo, le nerd charmant (style “nerdisme drolatique”) salué par la critique . Trop peu d’hommage rendu à Christopher Plummer, dont l’absence laisse un coin d’image nostalgique.
Les seconds rôles ? Plaqués sur les contours, comme une bande-annonce floue. Les dialogues tombent parfois à plat, livrant en voix off ce qu’il faut, pour que même ta mère interrompe le visionnage pour vérifier si la machine est terminée.
Effets spéciaux et rythme dramatique : en pilotage automatique
Le montage enchaîne les séquences comme un zapping hyper sécurisé. Plans sur des sémaphores de suspense, couloirs hospitaliers en slow-motion, alertes rouges et visages crispés comme sur un téléjournal anxiogène. On sent les budgets économisés mais mis au service d’un ambition palpable.
Sur IMDb, la note tourne autour de 6.9/10, toujours plus haute que le niveau de la Manche (ça veut rien dire, mais ça fait sérieux !). Pour beaucoup, Departure est ce qu’on regarde quand on veut être captivé sans trop réfléchir, un clic, un épisode, une pause café. Le genre de “distraction pulpeuse” dont parle Digital Spy : ça claque, c’est juste assez épique pour rester allumé jusqu’à la fin de l’épisode.
Mon verdict : téléporté mais pas bluffé
Critère Note /10
Suspense & addictivité 6.5
Jeu d’acteur 5.5
Scénario & crédibilité 4.0
Mise en scène 5.0
Originalité 5.0
Note finale : 5,2 / 10
(OK, j’essaie de glisser un 5 point deux, mais pour faire plus cliché.)
Conclusion : binge OK, sens critiques en veille
Departure – Saison 3 est un train sous l’eau, lancé à pleine vitesse, sans conquête du réalisme. Si tu veux te détendre les zygomatiques avec une série qui prend les fusibles pour des ampoules, tu peux embarquer. Mais si tu cherches un scénario qui tient debout même sous une tempête d’actions ou comportements improbables, prépare un autre show.
Au final, Departure, ça se laisse regarder avec un doigt sur “pause”, une main sur le canapé, et aucune exigence de précision scientifique. Et c’est déjà beaucoup… pour une soirée où tu veux juste être happé. La saison 2 était mieux…
Pour les deux premières saisons, lire notre papier de janvier dernier : https://baskroom.fr/arrivee-de-departure-sur-netflix-un-voyage-en-classe-suspense/
