Un vrai bolide, mais version « Pas vu, pas pris » qui tourne mal : le 30 septembre, un jeune homme de 27 ans a transformé les routes du Pays basque en circuit sauvage façon Grand Prix low-cost. Après avoir piqué une voiture à Bayonne, le gaillard a appuyé sur le champignon jusqu’à faire pâlir un radar : 190 km/h dans des zones limitées à 50, frôlant bagnoles, piétons et sans doute une poignée d’anges gardiens en burn-out. La gendarmerie à ses trousses, il a poussé le délire jusqu’à 220 km/h, avant de terminer sa course folle à Pau, coincé par la BAC dans un parking, planqué derrière des gaines techniques comme un chaton qui croit disparaître en fermant les yeux.
Devant le tribunal judiciaire de Bayonne ce lundi 10 novembre, le jeune conducteur, un Palois déjà bien connu des services, notamment pour quatre ans ferme pour extorsion violente, a tenté le grand numéro : selon lui, la voiture, il l’aurait « achetée à crédit », la vitesse, il ne l’aurait « pas vue » et les policiers, il ne les aurait « pas remarqués ». À ce niveau-là, plus qu’un volant, il lui faudrait un GPS moral. Et cerise sur le capot : monsieur conduisait… sans permis.
Le tribunal, visiblement peu sensible à ses explications en roue libre, l’a condamné à quatre ans de prison, cette fois-ci à nouveau ferme. Moralité : jouer les Schumacher de quartier, c’est rigolo deux secondes, mais ça finit rarement sur un podium… plus souvent devant un juge.
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