C’est une livraison qui n’est jamais arrivée à destination. Lundi 8 décembre, sur la départementale 933 à Uhart-Cize, la douane a mis le nez là où il fallait : 48,4 kg de cocaïne, planqués sous la banquette arrière d’un Mercedes Sprinter immatriculé en Pologne. Quarante pains bien tassés, flairés par le chien des douanes, pour une ardoise blanche de 1,94 million d’euros. À bord, deux Ukrainiens de 53 et 38 ans, interpellés à la frontière franco-espagnole, la main dans le sac… ou plutôt sous le plancher.
Le montage était digne d’un film de braquage low cost : caisson à fermeture électronique dans l’utilitaire, télécommande retrouvée dans une Mercedes Classe E qui faisait l’escorte. À la barre du tribunal de Bayonne, jeudi 11 décembre, les deux hommes jurent pourtant qu’ils « ne s’étaient jamais vus ». Vadym, le chauffeur, assure qu’il pensait trimballer un banal moteur diesel entre l’Espagne et la Pologne pour 3 000 euros, après un plan bricolé pendant des cours de portugais. Vitalii, lui, dit n’avoir été que le poisson pilote, payé 2 000 euros pour vérifier que le Sprinter ne se faisait pas serrer.
Sauf que le ministère public n’a pas gobé la fable : possible répétition des trajets, véhicules déjà contrôlés, et volonté de faire passer le message. Verdict : trois ans de prison ferme pour chacun et une amende douanière de 1,94 million d’euros. Les avocates avaient plaidé la survie en temps de guerre, mais le tribunal a tranché sec. Moralité : au Pays basque, quand tu veux passer de la poudre… mieux vaut ne pas compter sur la chance.
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