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Ça trade sec à New York : Intel flambe, la géopolitique passe en arrière-boutique




À Wall Street, ça repart à la hausse, porté par Intel et les publications d’entreprises, pendant que la Fed garde la main sur le robinet du crédit. Ces derniers jours, clairement, les investisseurs ont rangé les dossiers brûlants du Moyen-Orient dans un tiroir pour revenir à leur grande passion : disséquer les résultats des boîtes et flairer le bon coup

Résultat des courses. Le Nasdaq 100 grimpe de 1,2%, le Nasdaq Composite suit à +0,85% et le S&P 500 s’offre un petit billet à +0,35%. Bon, le Dow Jones fait un peu la tronche avec -0,3%, mais rien de dramatique. Disons qu’il est resté au vestiaire pendant que les autres couraient la hausse.

Intel met tout le monde d’accord

La star du jour, c’est clairement Intel. Et là, les gars n’ont pas fait semblant : résultat net ajusté de 1,5 milliard de dollars, en hausse de 156%. Oui, ça pique les yeux… dans le bon sens.

Autant dire que les analystes ont sorti les cotillons. Chez Jefferies, on a carrément revu la cible à la hausse, passant de 60 à 80 dollars. Et le marché n’a pas traîné : +23% dans la foulée, avec un titre qui tape les 81,7 dollars.

Traduction en langage de trader : ça achète comme des sagouins, ça shorte plus personne, et ceux qui étaient restés sur le quai regardent le train partir en mode “mince, j’ai raté le coche”.

Les autres boîtes suivent le mouvement

Dans le reste du peloton, Procter & Gamble joue la régularité. BPA ajusté à 1,59 dollar, en hausse de 3% et au-dessus des attentes. Résultat : le titre prend 3,9% tranquille, sans forcer. Le genre de perf qui rassure les investisseurs pépères, ceux qui aiment que ça avance sans faire trop de bruit.

À l’inverse, SLB tire un peu la langue. BPA en baisse de 28%, EBITDA qui recule aussi… bref, ça sent le coup de mou. Le secteur énergétique, malgré le pétrole haut perché, n’est pas encore en roue libre.

Et puis y a Nike, qui gagne 0,6% après avoir annoncé la suppression d’environ 1 400 postes. Oui, ça fait bizarre de dire que licencier, ça plaît au marché… mais dans la logique boursière, ça veut dire “on serre les coûts, on optimise, on devient plus rentable”. Bref, ça rassure les investisseurs, même si côté humain, c’est moins funky.

Géopolitique : le bruit de fond qui reste dans les oreilles

Bon, attention, tout n’est pas rose non plus. Le Moyen-Orient continue de faire peser une petite pression sur les marchés. Mais faute de grosse news bien croustillante, les traders ont un peu levé le pied sur le sujet.

Pendant ce temps, ça discute ferme côté diplomatie. L’Iran multiplie les consultations régionales, pendant que les États-Unis jouent la montre. En gros : personne ne veut lâcher, tout le monde temporise.

Mais le vrai point chaud, c’est le détroit d’Ormuz. Là, ça coince sévère : seulement cinq navires ont réussi à passer en 24 heures. Résultat, le pétrole reste haut perché, avec un baril autour de 95 dollars.

Et ça, mine de rien, ça met une pression sourde sur l’économie mondiale. Parce que quand le pétrole grimpe, tout le reste suit… un peu comme un mauvais domino.

La Fed en mode “on touche à rien”

Dans ce contexte un peu bancal, la Réserve fédérale américaine joue la carte du calme plat. Et là, c’est du grand art : ne rien faire… mais le faire avec style.

Les marchés s’attendent à une stabilité des taux pour les prochains mois. En gros, la Fed va rester sur sa position, surveiller l’inflation du coin de l’œil et attendre que ça se décante.

Jerome Powell devrait garder un ton plutôt ferme, histoire de rappeler qu’il ne plaisante pas avec l’inflation. Mais sans non plus dégainer une hausse de taux à tout bout de champ.

Parce que le problème est simple :

Du coup, la Fed est coincée entre deux feux. Monter les taux ? Risqué. Les baisser ? Encore plus risqué. Résultat : statu quo. Le grand classique.

Une dette qui gonfle et des consommateurs qui tirent la tronche

Côté finances publiques, ça ne s’arrange pas franchement. Selon Fitch Ratings, le déficit américain pourrait atteindre 7,9% du PIB en 2026. La dette, elle, grimperait à plus de 119% du PIB.

En clair : l’État dépense comme un panier percé pendant que les recettes peinent à suivre. Et ça, à long terme, ce n’est jamais une super nouvelle pour les marchés.

Et du côté des consommateurs ? Pas la grosse patate non plus. L’indice de confiance de l’Université du Michigan recule à 49,8 points en avril. C’est mieux que prévu… mais ça reste faiblard.

Traduction : les ménages commencent à serrer les cordons de la bourse. Moins de confiance, moins de dépenses, et donc potentiellement moins de croissance derrière.

Dollar costaud, ambiance sous tension

Sur le marché des devises, le dollar tient la baraque face à l’euro, autour de 0,854. Rien de spectaculaire, mais ça montre que la monnaie américaine reste solide dans ce contexte un peu chahuté.

Et pour les investisseurs, c’est un paramètre clé. Parce qu’un dollar fort, ça peut peser sur les exportations… mais ça rassure aussi sur la stabilité globale.

Au final, Wall Street donne l’impression d’un moteur qui tourne bien… mais avec le voyant “attention” allumé.

D’un côté, les résultats d’entreprises, avec Intel en locomotive, redonnent du peps aux marchés. De l’autre, la géopolitique, la dette et l’inflation continuent de jouer les trouble-fête.

Mais pour l’instant, les investisseurs gardent la tête froide. Ils tradent, ils arbitrent, ils se repositionnent. Bref, ils font leur taf.

Et comme dirait un vieux briscard de la salle des marchés :
“tant que ça monte, on prend… et on verra demain pour le reste.”

Parce qu’en Bourse, comme dans la vie, faut savoir encaisser les coups… et profiter quand ça paye.

Sources : Zone Bourse

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