Pendant que janvier tire la tronche et que le froid pique les mollets, la Bixintxo débarque pour remettre du rouge aux joues. Autour du 22 janvier, Briscous, Ciboure et Hendaye dégainent les premières grosses fiestas de l’année. Finies les galettes plan-plan, place aux verres qui tintent, aux tambours qui cognent et aux comptoirs qui chauffent. À Ciboure et Hendaye, ça part du 16 au 25 janvier, version marathon festif, pendant que Briscous joue la carte plus ramassée, du 22 au 25, mais sans faire les choses à moitié.
À Briscous, c’est la Bixintxo à taille humaine, pas besoin de GPS pour retrouver les copains. On démarre mollo avec les aînés, loto et goûter, puis on monte dans les tours : rando, course de la Bixintxo (12,8 bornes dans les pattes), animations pour les mômes et grosse bamboche sous chapiteau avec Andoni Oilokiegi, Sangria Gratuite et Katxi Taldea. Le dimanche, on finit en mode terroir-costaud : marché, messe, apéro offert, vaches qui cavalent et karaoké pour ceux qui chantent faux mais fort. Simple, efficace, chaleureux.
À Hendaye et Ciboure, (lire notre article) on sort l’artillerie lourde. Dix jours de bringue, de traditions et de décibels. Tamborradas qui réveillent les murs, pintxo pote à gogo, mutxiko qui font transpirer même en plein hiver. Hendaye mixe concerts, pelote, zikiro et fête foraine pendant que Ciboure balance trail, concours, défilé avec la marionnette géante Aña et grosses soirées sous chapiteau jusqu’à user les semelles. Trois villes, trois ambiances, mais un même mot d’ordre : en janvier, au Pays Basque, on hiberne pas… on festoie.
