Ça plane pour l’aéroport de Biarritz-Pays Basque ! Après avoir failli se crasher en 2020, le bougre vole désormais vent dans le dos. Avec +2,6 % de passagers sur un an, un trafic international qui carbure à +16,4 % et des bénéfices pour la troisième année consécutive, le boss des lieux, Patrick Chasseriaud, peut bomber le torse. L’Ossau-Iraty n’est pas le seul produit local à s’exporter : les Biarritz-Marrakech font carton plein, et la ligne vers Amsterdam s’annonce comme un tremplin pour voyager (et peut-être ramener du cann… des tulipes en bagage cabine).
Côté national, c’est moins la fête du tarmac. Le Paris-Orly fait grise mine avec 230 000 passagers envolés en cinq ans, la faute au télétravail, à la visio et à la LGV qui pique la vedette. Mais pas de quoi plomber l’ambiance : les Corses de Bastia et Figari ont sauvé la mise cet été, et les parkings solaires flambant neufs font briller la piste façon “Biarritz sous les sunlights”. Même les jets privés ont trouvé un nouveau nid douillet dans le hangar tout juste récupéré à Dassault… et cette fois, le loyer ne fait pas dans la dentelle.
Le tarmac basque vise désormais plus haut : autofinancé, plein d’énergie et prêt à rallonger ses ailes avec de nouvelles destinations hivernales. Objectif Lisbonne, Porto ou Rome, histoire de rallier les cousins lusitaniens et les amateurs de pasta al volo. “L’aéroport aurait disparu sans les collectivités”, admet Chasseriaud. Aujourd’hui, c’est tout le contraire : le Biarritz-Pays Basque file droit, moteur ronronnant, vers un avenir où, pour une fois, tout le monde est bien arrivé à destination.
