À Bayonne, le « proto » fait tellement fureur qu’on en retrouve plus dans les cages d’escaliers que de trottinettes sur les trottoirs. Du coup, la mairie a remis une couche ce mardi 18 novembre en reconduisant son arrêté anti-protoxyde d’azote. Pas par plaisir de jouer les trouble-fêtes, mais parce que ce gaz, censé faire marrer, commence surtout à faire flipper : cartouches qui traînent, bonbonnes abandonnées, et une mode qui grimpe plus vite que les taxes votées par le gouvernement.
La Ville rappelle que ce gaz n’a rien d’un gadget rigolo : inhalé pour se « mettre bien », il peut surtout vous mettre K.-O. sévère, version paralysie, troubles cardiaques et autres embrouilles neurologiques. Une vraie roulette russe en bonbonne. Le premier arrêté de décembre dernier interdisait déjà détention, usage détourné et dépôt dans l’espace public. Le nouveau permettra à la police municipale de taper du poing sur la table, ou du moins de relever les infractions quand elle croise un fêtard trop sûr de sa « chantilly magique ».
Et comme Bayonne ne veut pas jouer les shérifs sans pédagogie, les services civiques s’invitent aussi dans les écoles pour sensibiliser les jeunes aux dangers du gaz devenu trop tendance. Car, comme le dit la mairie, les risques sont multiples : pour l’environnement, la tranquillité publique… mais surtout pour la santé. En gros, le proto, c’est un peu comme une soirée qui dérape : ça commence en rigolade et ça finit en carafe. Bayonne, elle, préfère couper le son avant que la fête tourne au drame.
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