Fini le solo peinard de 2020, place au match à trois pour décrocher la présidence de la Communauté d’agglomération Pays Basque. Dans le coin gauche, Jean-René Etchegaray, le sortant qui remet une pièce. Dans le coin droit, Peio Etxeleku. Et au centre du ring, Alain Iriart, prêt à jouer les trouble-fête. Trois maires, zéro envie de se faire doubler, et une campagne version “troisième mi-temps” où ça tracte sec… mais en mode discret, sans tambours ni trompettes.
Depuis deux semaines, les candidats font leur petit tour des popotes dans les dix pôles territoriaux pour vendre leur projet aux 232 élus communautaires. Ici, pas de clash frontal : chacun joue la carte du “je suis le boss tranquille”, en mode sans étiquette trop voyante. Objectif affiché : convaincre que leur vision du Pays basque est la bonne, entre littoral qui brille et intérieur qui veut sa part du gâteau. Ambiance feutrée en surface, mais en coulisses, ça négocie sévère.
Le verdict tombe ce samedi matin à Bayonne, avec vote à bulletin secret et suspense garanti jusqu’au bout du game. Majorité absolue ou plan B au troisième tour, tous les scénarios sont sur la table. Avec ses 22 sièges, Bayonne pèse lourd dans la balance, suivie d’Anglet et Biarritz, mais chaque voix compte dans ce micmac électoral. Bref, ça sent la partie serrée… et y’en a plus d’un qui rêve de choper le fauteuil sans se prendre une veste.
