Au Pays basque, les loyers s’enflamment : les locataires dans la panade, les proprios se frottent les mains

Pas besoin d’avoir fait HEC pour le capter : au Pays basque et dans le Sud des Landes, le prix du toit continue de grimper au plafond. L’Observatoire local des loyers 2024, présenté par les cerveaux de l’AUDAP, confirme que le mètre carré se fait rare et qu’il vaut désormais son pesant de patata, ou plutôt 11,3 euros le bout de carrelage, soit environ 650 boules pour un T3 moyen. Autant dire que pour se loger, faut désormais vendre un rein… ou squatter chez belle-maman. Et encore, les pros de l’immo jurent que l’offre locative s’effiloche plus vite qu’un vieux canapé IKEA.

Mais le plus cocasse, c’est que la campagne, longtemps boudée, fait sa petite revanche. Fini le cliché du bled où les vaches sont plus nombreuses que les locataires : les loyers y prennent +1,3 euro/m² en moyenne, deux fois plus qu’en bord de mer ! Un vrai rattrapage façon rallye de Noël, pendant que le littoral affiche toujours un standing de starlette avec ses 12,8 euros/m², comparable à Lyon ou Marseille. Résultat : même au fin fond de Hélette, on commence à payer le mètre carré comme s’il donnait sur la plage de la Côte des Basques. C’est plus une flambée, c’est une combustion spontanée du portefeuille.

Et pourtant, les proprios continuent d’enfiler les loyers comme des perles, pendant que les locataires rament comme des damnés pour trouver un toit. Entre meublés qui explosent (merci Airbnb !) et biens retirés pour cause de vente, 72 % des agences crient pénurie. Alors oui, depuis novembre, 24 communes sont sous encadrement des loyers, mais dans la vraie vie, c’est un peu comme mettre un couvercle sur une cocotte-minute sans baisser le feu. On attend de voir le rapport 2025, mais en attendant, mieux vaut prier Saint-Logement ou peut-être acheter une tente Quechua : au Pays basque, le marché locatif, c’est plus du surf… c’est du rodéo.


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