Carburant en mode hors de prix : la Banque alimentaire du Pays basque roule sur la réserve

Avec le gazole qui flirte avec les 2 € et parfois plus, la Banque alimentaire du Pays basque commence à serrer les dents… et le budget. Les six véhicules de l’asso tournent à plein régime entre Tarnos, la côte et Saint-Jean-Pied-de-Port, six jours sur sept, pour récupérer et redistribuer les denrées. Sauf qu’à ce tarif-là, chaque tournée ressemble à un aller simple vers le découvert bancaire. Même avec un plafond annoncé par certains groupes comme TotalEnergies, la réalité reste la même : pour les assoc’, le plein fait mal au porte-monnaie.

Résultat, le budget carburant a pris un gros coup dans le réservoir : +40 % en un an. Philippe Labedan, président de la structure, ne tourne pas autour du pot : si ça continue, c’est la mission solidaire qui risque de passer en mode “low cost”, avec moins de kilomètres et donc moins de colis distribués. Et pendant que les subventions, elles, font plutôt la sieste (–12 % au compteur), les équipes doivent jongler entre urgence sociale et calcul de trajets au millimètre près.

Pour limiter la casse, les bénévoles ont déjà dégainé les combines de survie : optimisation des tournées et passage stratégique de la Bidassoa pour faire le plein côté espagnol, où le litre peut coûter jusqu’à 50 centimes de moins. Même les bénévoles, comme Maïté qui fait Ustaritz–entrepôt deux fois par semaine, s’organisent en mode débrouille et covoit’. Bref, une solidarité XXL… mais avec le compteur qui tourne plus vite que les bonnes intentions.


Discover more from baskroom.fr

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *