Le chef-d’œuvre monumental de Guernica refait des siennes dans le game politico-culturel espagnol. Cette toile XXL de Pablo Picasso, peinte en mode coup de poing après le bombardement de la ville basque en 1937, est aujourd’hui toujours exposée au musée Reina Sofia à Madrid. Mais côté Pays basque espagnol, on rêve de la rapatrier (même temporairement) histoire de la poser au Guggenheim Museum Bilbao pour un gros clin d’œil à la mémoire collective. Bref, ça se tire la bourre sévère autour du tableau le plus “politique” du game.
Le président basque Imanol Pradales a remis une pièce dans la machine en réclamant un transfert symbolique pour les commémos du bombardement de Guernica. Mais côté experts du musée madrilène, c’est non négociable : le transport du tableau est carrément “déconseillé”, version technique béton à l’appui, histoire d’éviter toute galère sur une œuvre déjà ultra fragile. Traduction : le chef-d’œuvre bouge pas d’un iota, même pour les beaux yeux des Basques.
Et pendant que ça s’écharpe, la scène politique espagnole part en freestyle. La présidente madrilène Isabel Díaz Ayuso a qualifié la proposition de “plouc”, déclenchant un mini séisme diplomatique. Le gouvernement, lui, joue la carte du calme olympien et des experts, sans insultes ni embrouilles. Résultat : un tableau qui continue de faire plus de bruit politique qu’une manif… alors qu’il est censé parler de paix. Comme quoi, même immobile, Guernica reste un vrai aimant à embrouilles.
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