Le Pays Basque et le Seignanx s’apprêtent à pousser les murs… mais sans tout casser. Selon le SCoT, la grande boussole de l’aménagement local, entre 50.000 et 70.000 nouveaux habitants pourraient débarquer d’ici 2050. Résultat des courses : on passerait à 407.000 habitants sur les 166 communes du territoire. Après sept ans de cogitation, de calculs et de neurones chauffés, la feuille de route est claire : oui à l’accueil, non au grand n’importe quoi. L’idée, c’est d’anticiper sans bétonner à l’aveugle.
Car aujourd’hui, la côte, c’est un peu la coloc’ surchargée : 90 % de la population entassée sur 20 % du territoire. Trop de monde, trop de pression, logements hors de prix, nature qui tire la langue… bref, ça coince sévère. Le SCoT veut donc calmer le jeu et désaturer le littoral, en redonnant du peps à l’intérieur du Pays Basque. Villages, petites villes, bassins de vie : l’objectif, c’est que chacun puisse bosser, se loger et vivre décemment sans devoir squatter la côte ou avaler des bornes tous les matins. La vie à 15 minutes, pas à 1h de bouchons.
Côté logement, le plan table sur 43.000 à 54.000 logements en plus d’ici 2050, mais sans grignoter la terre comme un bulldozer affamé. La règle, c’est le Zéro Artificialisation Nette : on reconstruit, on densifie malin, on réinvestit l’existant. Avec déjà 27.000 hectares urbanisés, le calcul est simple : moins de deux logements en plus par hectare. Autrement dit, même sans étaler la ville comme une tache d’huile, ça passe. Le message est limpide : accueillir du monde, oui, mais en mode futé, durable et pas en roue libre.
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