D’où vient l’euskara, cette langue increvable qui fait de la résistance depuis la nuit des temps ? Spoiler : pas du latin, ni du grec, ni du cousin d’à côté. Une nouvelle étude remet une vieille théorie sur le tapis, bien dépoussiérée : le basque aurait des liens de parenté avec l’ibère, langue antique aujourd’hui rangée au rayon fossiles depuis le IIᵉ siècle. Bref, l’euskara ne serait pas un OVNI linguistique, mais plutôt un survivant hardcore d’une famille très ancienne.
Ce retour en grâce du basco-ibérisme s’appuie sur un truc béton : les chiffres. Et là, pas d’embrouille. En ibère comme en basque, ban/bat pour « un », bi pour « deux », laur/lau pour « quatre », borste/bost pour « cinq ». Même délire pour les nombres composés : « vingt-cinq » se construit avec la même logique des deux côtés. Pas du charabia poétique, hein, mais des chiffres utilisés pour peser, compter, mesurer. Autant dire que ça sent moins la coïncidence que le lien de sang.
Et ce n’est pas fini, les linguistes ont sorti la loupe XXL : vocabulaire familial, suffixes, marques de possession… ata/aita pour le père, -kide pour le copain de route, -ko et -so qui traînent dans les mots de parenté. Même des découvertes archéologiques récentes, comme la fameuse Main d’Irulegi, viennent rajouter une couche au millefeuille. Résultat : l’euskara ne parle peut-être pas tout seul depuis 3 000 ans. Il aurait juste gardé la tchatche pendant que les autres langues ont mis les voiles. Respect éternel.
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