Korrika 2026 : l’euskara en baskets, 2 175 bornes plein pot et zéro week-end pour souffler

AEK a lâché le tracé et autant dire que la Korrika va encore envoyer du lourd. La 24ᵉ édition déboule au Pays Basque Nord les 19, 20, 24 et 25 mars, avec des passages qui piquent un peu les mollets et beaucoup les nuits. Départ en fanfare à Tardets-Sorholus le 19 mars à 15h30, escale à Mauléon en fin d’aprem, virée nocturne à Saint-Jean-Pied-de-Port à 2h53 du mat’, et gros squat à Bayonne le 24 mars vers 20h30. Onze jours de cavale linguistique, zéro week-end, la course qui ne connaît ni RTT ni sieste.

Le témoin, lui, va en voir du pays : 3 436 relais, 2 175 kilomètres, des frontières passées à pas d’heure, et des coureurs qui carburent au café serré et à la cause basque. Arnéguy et la Bidassoa seront traversés de nuit, histoire de rappeler que l’euskara, ça se défend même quand tout le monde pionce. Du Labourd à la Basse-Navarre, de la Soule au Gipuzkoa, la Korrika va tracer sa route comme un scooter sans pot d’échappement, avec l’appli mobile pour suivre le fourgon en direct, 24h sur 24, façon GPS de la débrouille.

Si le départ est planté en Soule, ce n’est pas pour faire joli sur la carte. AEK veut braquer le projecteur sur une zone qui morfle côté langue basque : transmission familiale en rade, usage en chute libre, et bascophones qui se font la malle. Bref, un rappel cash mais nécessaire : l’euskara n’est pas un vieux souvenir à mettre sous cloche. La Korrika débarque donc pour réveiller les consciences, faire transpirer les baskets et prouver que la langue basque, tant qu’il y aura des jambes et du souffle, elle ne restera pas sur le bas-côté.


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