Radars bâchés : au Pays Basque, la Coordination Rurale met les mouchards en grève

Faut croire que les radars du Pays Basque et du Béarn avaient besoin d’un petit break : la Coordination Rurale leur a offert des vacances… sous bâche. Depuis le début de la semaine, les boîtes à flash ont été rhabillées façon fantômes de bord de route, histoire de montrer à Emmanuel Macron que les paysans ne comptent plus ramer dans le sens du Mercosur. À Guiche, l’éleveur Thierry Léon ne mâche pas ses mots : « Puisqu’on nous prend pour des cons, on va les faire chier. » Ambiance. Selon lui, deux ans à causer dans le vide, ça finit par donner envie de couvrir des radars plutôt que des vaches.

Le syndicat revendique fièrement le « bâchage », comme ils disent, de tout le parc du département. Et même si la préfecture joue les muettes du klaxon, les installations fantômes sont visibles comme le nez au milieu d’un tracteur. Pas sûr que ça fasse hurler les automobilistes, mais la blague peut coûter cher : jusqu’à 15 000 balles pour un simple masquage, et 75 000 plus cinq ans au gnouf pour destruction totale. Autant dire que c’est un coup de sang qui se facture au tarif XXL. Mais dans les rangs de la CR, on assure que ce n’est que le début : « Maintenant, ça va continuer », prévient l’éleveur, déterminé comme un taureau devant une danseuse qui tient une bâche rouge.

Derrière les bâches, c’est bien le Mercosur qui est visé. Entre les annonces, les contre-annonces et les pirouettes présidentielles, les militants sentent qu’on leur vend du flou au kilo. « Il va le signer, je vous le dis », fulmine encore Léon, convaincu qu’on tente de leur faire avaler une couleuvre format anaconda. À Auch, au congrès du syndicat, ça promet de tanguer sévère, surtout si le très contestataire Bertrand Venteau rafle la présidence. En attendant, les radars du 64 roupillent sous leurs draps, et l’addition pourrait grimper vite. Avec une vingtaine de radars fixes et un coût pouvant atteindre 200 000 euros pièce, l’histoire risque de se payer en or massif. Le flash, cette fois, c’est pour les finances publiques.


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