On croyait que le sommet Trump-Poutine en Alaska allait être le blockbuster de l’été 2025, avec duel de cow-boys dans la banquise et happy end diplomatique. Résultat : un film d’auteur russe sous-titré en anglais approximatif, sans scénario, sans budget effets spéciaux, et surtout sans accord signé. Poutine est reparti en sifflotant, les poches vides mais le torse bombé, pendant que Trump faisait la moue devant son miroir en se demandant si la couleur orange se mariait vraiment avec le bleu glacial de l’Arctique
Comme après une soirée ratée, Trump a décidé de passer un coup de fil au petit copain qui n’avait pas été invité : Volodymyr Zelensky. « Viens donc à la Maison-Blanche, petit, on va causer d’avenir. » Traduction : viens signer ce que j’ai pas réussi à refourguer à Vlad’. Sinon, ça va barder.
Convocation, pas invitation
Soyons clairs : Zelensky n’a pas été invité comme on invite un pote à l’apéro. Non, il a été convoqué comme un gamin dans le bureau du proviseur. Trump l’attend lundi dans le Bureau ovale, et il n’y aura pas de cacahuètes apéritives mais des cartes géographiques étalées sur la table comme des mains de poker. L’Ukraine, dans cette partie, c’est le tapis vert, et chacun mise ses jetons comme si c’était son pognon.
Sauf que, problème, Zelensky n’a pas vraiment envie de céder des bouts de territoire pour faire plaisir à l’Oncle Sam. Déjà qu’il passe ses nuits à faire semblant de dormir tranquille alors que les missiles lui sifflent aux oreilles, il n’est pas chaud pour signer un chèque en blanc à Poutine.
Les Occidentaux, ces pique-assiette diplomatiques
Mais attention, parce que dans ce festin diplomatique, les convives ne se limitent pas au duo Trump-Zelensky. Ursula von der Leyen a sorti sa plus belle robe de cocktail pour s’incruster à la table. Oui, pas la peine de relire, t’as bien lu : l’Europe débarque en mode « on n’était pas invités mais on a vu de la lumière, alors on est entrés ».
Macron le fouine, de son côté, n’a pas résisté à l’envie de bricoler une « Coalition of the willing », expression qu’on dirait sortie d’un karaoké Bush Jr. Il s’imagine chef d’orchestre alors qu’il n’a même pas été convié au concert. En résumé, les Européens se pointent avec leurs fourchettes à dessert alors que personne ne leur a tendu l’assiette.
C’est un peu comme si t’organisais une discussion musclée avec ton banquier et que tes voisins s’invitaient pour donner leur avis sur ton découvert. « Ah non mais tu devrais renégocier ton taux d’intérêt, hein ! » Merci les gars, mais personne vous a demandé.

Une présence “non désirée” qui pèse lourd
Ce qui est cocasse, c’est que cette présence européenne n’est pas vraiment désirée par Trump. Pour lui, c’est comme des beaux-parents qui s’invitent en vacances : tu voulais un tête-à-tête avec ta moitié, tu finis avec trois convives qui critiquent le vin et monopolisent la conversation. Ursula n’est pas là pour faire de la figuration. Elle veut s’assurer que Zelensky ne cède rien sans son tampon “Made in Brussels”. Sauf que l’Europe n’a pas vraiment de cartes en main, contrairement à ce qu’elle voudrait faire croire. Y a qu’à voir comment Ursula a négocié les droits de douane avec Trump… le verbe ne convient même pas, elle a dit amen et fermé sa gueule point !
Résultat : la Maison-Blanche se transforme en salle des fêtes communautaire où chacun ramène son plat, son avis, et ses rancunes. Trump voulait un mano a mano pour jouer les grands négociateurs façon télé-réalité, il se retrouve avec une colocation diplomatique. Et connaissant le lascar, il ne va pas se laisser emmerder par ces bras cassés de l’union européenne.
Le poker menteur des concessions
Le fond de l’affaire, c’est la sempiternelle histoire de concessions territoriales. Trump, qui voit la diplomatie comme un deal immobilier à Manhattan, pense que céder un ou deux quartiers d’Ukraine à Poutine, c’est comme offrir le balcon au promoteur pour qu’il arrête de râler. Sauf que Zelensky, lui, n’est pas vendeur. L’Ukraine, c’est pas un Airbnb qu’on rend le dimanche soir.
Zelensky se prépare donc à dire non. Mais il le fera devant un Trump qui rêve de brandir un papier devant les caméras, façon Chamberlain revenant de Munich. Sauf que l’Histoire, quand elle bégaye, c’est rarement en chanson rigolote.
Les Européens, ces gardiens autoproclamés
Et pourquoi les Européens s’accrochent au micro ? Parce qu’ils ont peur que Trump lâche l’Ukraine comme on lâche une patate brûlante. Et derrière, qui ramasserait les morceaux ? L’Europe. En clair, Ursula joue les chaperons pour éviter que le mariage arrangé entre Trump et Poutine ne se fasse sur le dos de Kiev.
Mais d’un point de vue américain, ces Européens qui se mêlent de tout, ça sent le squat diplomatique. Washington voulait régler ça en famille, et voilà que Bruxelles ramène ses valises.
En résumé pour les feignasses…
Ce sommet qui s’annonce ressemble plus à une comédie de boulevard géopolitique qu’à une vraie négociation de paix.
Acte I : Trump échoue avec Poutine, cherche un lot de consolation.
Acte II : Zelensky arrive, prêt à se battre pour son territoire.
Acte III : Ursula et consorts débarquent, non invités, pour surveiller le gamin et éviter les bêtises.
La chute, elle, est déjà connue : beaucoup de blabla, peu de signatures, et une photo officielle qui fera semblant d’unité. Comme d’habitude.
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