C’est la fin d’une époque, et pas qu’un peu : depuis le 31 mars, la 2G d’Orange a tiré sa révérence au Pays basque, notamment à Bayonne et Biarritz. Résultat, environ 2300 cartes SIM ont pris un coup de vieux d’un coup sec, dont 800 appartenant à des particuliers restés fidèles au téléphone à touches, version vintage mais sans Wi-Fi. Pour la plupart des utilisateurs, ça passe crème grâce à la 4G ou 5G, mais pour les irréductibles du “bip bip”, c’est blackout total.
Et attention, ce n’est que le début du grand ménage de printemps version télécom. Dès le 12 mai, les Landes et le reste des Pyrénées-Atlantiques vont voir la 2G disparaître comme un texto en 160 caractères. Puis, le 9 juin, ça sera au tour d’une belle brochette du Sud-Ouest de passer à la trappe : Ariège, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et Tarn-et-Garonne. Bref, la 2G se fait gentiment dégager pour laisser la place aux réseaux qui envoient du lourd.
Pourquoi ce grand coup de balai ? Parce que la 2G, c’est devenu un peu le Minitel du mobile : ça consomme, ça rame, et ça prend de la place pour rien. En la débranchant, Orange récupère des fréquences pour booster la 4G et la 5G. Le hic, c’est que pas mal d’appareils vont se retrouver à la rue : vieux téléphones, alarmes, TPE, voire certains systèmes d’urgence auto. Moralité : si ton écran affiche encore “E” ou “G”, il est temps de lâcher ton dinosaure et de passer à un modèle un peu moins… préhistorique.
